Ministère des Armées – Gendarmerie Nationale. Communication, enfumage ou propagande?

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marionnettes humaines

Ministère des Armées – Gendarmerie Nationale.

Communication, enfumage ou propagande?

  • Quelques définitions:

– Communication:

La communication est l’ensemble des interactions avec autrui qui transmettent une quelconque information. Il s’agit donc aussi de l’ensemble des moyens et techniques permettant la diffusion d’un message auprès d’une certaine audience.

– Enfumage:

«Gaslighting» ou «enfumage». Il s’agit d’une forme de manipulation très spécifique, vicieuse et difficile à détecter. C’est la forme de manipulation mentale dominante aujourd’hui.

Lire notre précédent article:«Neuf techniques de manipulation psychologique utilisées par les individus Pervers Narcissiques pour contrôler votre vie…»

Cliquer [ICI]

– Propagande:

La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l’adoption de comportements prédéterminés au sein d’un public ciblé. Ces techniques sont exercées sur une population afin de l’influencer, voire de l’endoctriner.

***

Force est de constater que la communication au sein des armées et au sein de la gendarmerie nationale est devenue une arme de persuasion massive pour séduire, recruter, soutenir les blessés de guerre, etc…

  • Qu’en est-il vraiment?

Tous les moyens médias sont mis œuvre pour apporter à nos armées un lustre apparent où tout serait idyllique. L’expérience de terrain quant à elle met en lumière un vernis qui craquelle de plus en plus. En effet, le nombre de burn-out explose, de suicide, de signalement de harcèlement moral au travail, de mise en CLDM (Congé pour longue durée maladie), etc…

La souffrance au travail appelée par les experts «syndrome d’épuisement professionnel au travail» est un phénomène inquiétant qui impacte toutes les entreprises du privé mais aussi la fonction publique, les armées dans ses diverses composantes et la gendarmerie nationale.

Voir la vidéo de la commission de l’Assemblée Nationale du 22 septembre 2017 « Syndrome d’épuisement professionnel : M. Loïc Lerouge, chargé de recherche (CNRS) ; Me Christelle Mazza, avocate».

L’audition de Maître Christelle MAZZA, avocate spécialisée dans le contentieux lié à la souffrance au travail, au harcèlement moral et au suicide dans la fonction publique est particulièrement édifiante. Pour faciliter son exploitation vidéo, son audition débute à 1 heure 42 minutes et 27 secondes sur l’enregistrement.

  • Cliquer [ICI] pour voir la vidéo.

Sans préjudice des arguments développés par ces experts qui nous confortent dans notre analyse, les éléments et les témoignages recueillis au quotidien par l’AFAR (Association des Forces Armées Réunies) démontrent que tout est mis en œuvre pour cacher et tromper les militaires et le public, pour leur faire croire à une réalité dont nous ne sommes pas dupes.

  • La réalité est tout autre!

La communauté militaire est une zone de non droit, je l’affirme! C’est à l’appui de faits précis, de documents et d’enregistrements portés à notre connaissance par des victimes, que nous établissons l’existence au sein des armées de pratiques managériales illégales.

  • Pourquoi agir ainsi?

Les armées et la gendarmerie nationale dont le statut militaire est commun, entendent au delà de l’obéissance due par les subordonnés à leurs chefs, les soumettre sans possibilité de contestation et ce, au mépris de la religion du Droit. Les militaires ont des droits légitimes! La culture interne reposant sur une chaîne de commandement «infaillible» n’autorise pas de reconnaître les victimes des faits évoqués ci-dessus.

La raison en est très simple, ce serait remettre en cause, la chaîne de commandement, donc sa crédibilité et son exemplarité. Cela ne se sous-entend pas que nos chefs sont «tous pourris».

Comme beaucoup de camarades, j’ai connu de grands chefs exemplaires. Là, le sujet est tout autre. Il s’agit de l’impact collectif de la reconnaissance des victimes qui mettrait en exergue la défaillance de la chaîne de commandement pour divers motifs. Comme dans toute sociologie de groupe, même parmi les chefs, il y a des pervers narcissiques, des incompétents, des chefs pas assez formés ou pas à leur place. C’est ainsi que prend naissance une forme de souffrance au travail imposée par des chefs malveillants et égocentriques.

Certains confondent autorité et autoritarisme. Un simple rappel de l’exercice de l’autorité.

Dans l’exercice de ses prérogatives hiérarchiques, le chef pose son autorité d’une part, par sa fonction et son rang. C’est ce qui est communément appelé «l’autorité fonctionnelle». Elle s’impose par ce que l’on est censé représenter.

Le second volet de cette autorité qui selon moi est le plus important, c’est «l’autorité légitime». Dans ce cas, elle vous est conférée par vos qualités intrinsèques, reconnues par vos subordonnés. Il s’agit de votre compétence réelle ou relative, de vos qualités humaines, de management, de respect des valeurs et votre capacité de décision dans un esprit juste et équilibré.

Quand l’autorité légitime est absente, le chef s’impose alors uniquement par son autorité fonctionnelle et c’est là, que commence l’autoritarisme car son commandement vacille et devient fragile.

C’est dans ces conditions que le chef se heurte avec des personnelles particulièrement qualifiés en général, avec un sens très affirmé des valeurs qu’ils ont embrassées à leur engagement. Ceux-ci confrontés à des décisions improbables et à l’impéritie de leur chef, ne sont plus en mesure d’obéir car le droit n’est plus respecté. C’est là, que le processus de «soumission» commence ainsi que la souffrance au travail qui en découle.

  • Est-ce une nouveauté?

Il suffit de se référer à l’histoire pour s’en convaincre. Dois-je rappeler le général Aussaresses, un tortionnaire « sans remords, ni regrets ». Il était sorti de sa réserve au début des années 2000 en affirmant la nécessité de la torture durant la guerre d’Algérie.

Jacques Pâris de Bollardière a été le seul officier supérieur alors en fonction à cette période, à avoir condamné ouvertement l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie : il dénonce à ses chefs «certains procédés» pratiqués par une partie de l’armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d’Algérie.

Le capitaine (ER) Michel BAVOIL, fondateur de l’ADEFDROMIL (Association de Défense des Droits des Militaires) publia le 23 octobre 2001, un ouvrage intitulé: «Pour que l’armée respecte enfin la loi.» Son livre est particulièrement éloquent sur le sujet.

Je passe toutes les affaires publiées par de grands médias sur des pratiques illégales au sein des armées ou mettant en cause des marchés publics en matériels ou armement.

Les soldats français du Ministère des Armées ont embrassé leur carrière et les valeurs cardinales de l’état militaire pour être des Hommes et des Femmes d’Honneur au service de la Nation et des citoyens et pas pour être traités comme des citoyens de seconde zone.

A l’instar des autres sociétés, la sociologie militaire ne fait pas exception. En effet, nous rencontrons et souffrons en notre sein, des mêmes problèmes qu’ailleurs car nous sommes le reflet des citoyens français dans leurs diverses composantes. Même si le recrutement permet une sélection, il arrive parfois in fine, que des personnels défaillants à tous les niveaux intègrent cette communauté.

Est-ce si grave? Je ne le pense pas. En effet, dans nos sociétés, il y aura toujours des délinquants et des criminels qui séviront pour diverses raisons et transgresseront les lois. Là encore, le devoir de l’État est de permettre aux acteurs de la chaîne pénale de les confondre et de les faire condamner.

Au sein des armées c’est légèrement différent. Lorsque les auteurs font partie de la chaîne de commandement, c’est l’équilibre de cette tour d’ivoire sur laquelle repose le dogme hiérarchique et le culte du chef au sein des armées qui est remis en cause.

Alors, lorsque vous êtes victime de harcèlement, de discrimination, de violences mettant en cause l’un de vos chefs, c’est manifestement impossible à faire reconnaître et ce, pour diverses raisons.

La principale est que lorsque qu’un chef est discrédité dans sa fonction hiérarchique, c’est toute la chaîne de commandement qui est mise en péril et cela ne peut se produire!

Pourtant, il existe des dispositifs de prévention de risques psychosociaux (RPS), des plate-formes de signalement pour les victimes de harcèlement ou de discrimination (THEMIS – STOP DISCRI). Leurs domaines de compétences sont d’une part limités et en plus, ils travaillent contre les victimes pour mieux les détruire.

Par exemple, l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN) dont la médiatisation vante sa déontologie et sa méthodologie, n’est qu’un outil de plus, pour vous détruire en votre qualité de victime.

Dans les faits, les enquêteurs vous forcent à témoigner par des prétextes de «loyauté» qu’ils ne respectent pas eux-mêmes. Il font état de menace de sanction disciplinaire pour vous contraindre à témoigner. Vous avez le droit de refuser. Personne ne peut vous forcer à témoigner et encore moins de vous menacer de sanction. C’est la LOI!

Ces enquêteurs exercent des pressions, mettent en œuvre «la stratégie du mouton noir» pour vous isoler. Les conclusions de leurs enquêtes sont connus par avance, car ils investiguent au profit de l’administration centrale pour sauvegarder le dogme hiérarchique et des chefs mis en cause, pour rétablir et réaffirmer l’autorité du chef. Devant les personnels, ils discréditent le militaire ayant osé se déclarer victime. C’est un moyen de plus, pour dissuader les prochains.

Pour votre information, ces enquêteurs refusent de m’entendre lorsque je suis cité comme témoin, par exemple. Quelle peur ont-ils? Celle de ne pas maîtriser mes propos qui n’iront pas dans leur sens.

Vos camarades qui vous soutenaient en apparence, comprendront que pour ne pas nuire à leur carrière, il doivent se taire ou aller dans le sens du chef défaillant. Ils se soumettent!

Là encore, beaucoup de militaires croient naïvement aux propos rassurant et lénifiants de ces enquêteurs «vendus», acquis aux tortionnaires et aux intérêts de l’institution. Ils usent et abusent de techniques de manipulations que j’ai déjà détaillées dans des précédents articles, pour vous détruire dans un état de santé déjà bien fragilisé. C’est particulièrement médiocre et lâche!

Ces pratiques sont dignes des comportements des pervers narcissiques. Accepter de devenir ainsi, une telle marionnette au service des harceleurs et d’un système dévoyé et totalement vicié démontre à quel point, certains sont prêts à tout pour leur carrière professionnelle. Je comprends mieux pourquoi, il y avait parmi nous, des résistants et d’autres qui ont rejoint le gouvernement de Vichy pour devenir des «collabos». Là encore, il appartient à chacun de choisir son camp.

Toutes les remontées d’informations émanant de victimes à l’AFAR en attestent et en sont la preuve incontestable. Il ne s’agit là pas que de propos rapportés mais d’enregistrements, de pressions, de menaces, etc… institutionnalisées au sein des armées et au sein de la gendarmerie nationale. Dans ces conditions, vous comprendrez bien, que les victimes sont dissuadées d’agir pour signaler les faits qu’elles subissent aux différentes plate-formes mises en place. C’est un moyen de dénier le phénomène et de dire qu’il est inexistant.

  • Un exemple de conclusion d’enquête administrative de l’IGGN:

«L’inspection générale a rendu ses conclusions et les investigations menées n’ont pas confirmé les faits de harcèlement ou de discrimination à votre encontre. Si elles ont ont permis de mettre en lumière une réelle souffrance au travail, cette dernière résulte de vos propres insuffisances professionnelles et de votre incapacité à répondre aux attentes légitimes de vos chefs.

Au final, je vous enjoins fermement d’en tirer tous les enseignements utiles pour vous remettre en question et améliorer votre manière de servir en vue d’atteindre le niveau de performance que l’on est en droit d’attendre d’un gradé supérieur

Je vous rappelle par ailleurs que la plate-forme «STOP DISCRI» n’a pas vocation à recueillir les dénonciations abusives à l’encontre de la hiérarchie, visant à s’exonérer de ses propres manquements

Jugez par vous même! Ce militaire qui a subi un comportement ignoble de son chef, a un parcours irréprochable jusqu’à ce qu’il soit victime d’un harcèlement hiérarchique à l’origine d’un processus de démolition psychologique. Il a ainsi été enterré une nouvelle fois, par une inversion des rôles sur la base d’une enquête partiale et totalement viciée. J’ai des exemples en nombre de ces pratiques avec ce même type de conclusion.

Voilà un exemple concret de la mise en œuvre de la note express N° 41892 GEND/CAB du 8 juin 2017, ayant pour objet: « Accompagnement des personnels de la gendarmerie injustement mis en cause pour des faits de discriminations, harcèlements ou de violences».

Par cette note, le Général d’armée Richard LIZUREY, directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) , marque un soutien appuyé aux «chefs victimes de dénonciation abusive, la hiérarchie doit également être attentive aux personnels de la gendarmerie injustement mis en cause pour des faits de harcèlements (moral ou sexuel), de discriminations ou de violences».

Voilà comment l’outil «STOP-DISCRI» mis en place par le Général d’armée, Denis FAVIER ancien DGGN a été dévoyé de son objet. Il est devenu une arme contre les victimes par son successeur.

Dans des précédents articles publiés sur le site Armée média, j’ai dénoncé diverses pratiques illégales au sein des armées. Aucun démenti ni même la moindre plainte en diffamation. Aucune réponse. C’est le silence coupable qui m’est opposé, face aux preuves incontestables présentées et diffusées.

L’accompagnement des blessés de guerre par exemple. Là encore, de belles structures sur papier. La CABGN (Cellule d’Aide aux Blessés de la Gendarmerie Nationale), deux personnels pour 700 dossiers. Cette référence chiffrée provient de ce service.

Un extrait «Actusanté n°147 été 2017». «Le CMA ( Centre Médical des Armées ) d’Angers – le Mans – Saumur traitait 230 dossiers de blessés dont 90 sont suivis et le tiers pour ESPT» Il y a 19 CMA-NG (CMA nouvelle génération ).

Les personnels de ces services sont volontaires mais sans pouvoir. Ils sont utilisés pour la communication institutionnelle et pour faire boîte aux lettres avec de rares résultats. C’est un constat d’impuissance. Les blessés de guerre se débrouillent seuls pour faire valoir leurs droits qui leurs sont refusés.

Parfois même, il sont abusés dans leurs droits (carte SNCF retirées à tort) alors qu’ils en conservent le bénéfice suivant les textes en vigueur, solde réduite à tort, congé du blessé non respecté, demande d’homologation de blessure de guerre non suivi d’effet, etc…

Les médecins du service santé des armées (SSA) que je respecte par ailleurs, ne peuvent rien faire, leur état militaire prédomine sur leur fonction de médecin. Parfois, vous avez droit en situation de crise et d’extrême fragilité, à: «un bon courage». Un patient est en droit d’attendre autre chose, je crois…

Les dossiers médicaux sont épurés, vidés de leur substance pour faire obstacle à vos droits. C’est une pratique courante au sein des armées et parfaitement assumée.

La médaille des blessés de guerre malgré la promesse du Ministre de la Défense Jean-Yves LE DRIAN, certains l’attendent toujours. Le congé du blessé, c’est idem! Sur un aspect financier, on leur retire abusivement des primes sur leur solde en les plaçant en difficultés financières, sans état d’âme.

Au téléphone, parfois on leur raccroche au nez et ce, même au niveau du secrétariat particulier du DGGN (Directeur Général de la Gendarmerie Nationale). Plus grave encore, on ose dire que leurs correspondances sont mises aux indésirables et «qu’ils n’ont pas toute leur tête!» C’est un délit pénal pour discrimination en raison de son état de santé. C’est lamentable!

Un autre exemple, le cas des «juristes» de la DGGN. Au lieu de soutenir les blessés de guerre, ils travaillent d’arrache-pied pour communiquer notamment à des commandants de groupement des argumentaires juridiques obsolètes pour léser les militaires et leurs refuser des droits légitimes. C’est notamment le cas pour une inscription au registre des constatations (IRC) en faisant obstacle aux droits de demande d’une pension militaire d’invalidité. C’est particulièrement grave!

Voilà, comment les institutions militaires et la gendarmerie nationale se comportent pour pousser au suicide des militaires, personnes vulnérables en raison de leur état de santé fragilisé. Les exemples sont légion. C’est une HONTE car ces pratiques sont ILLEGALES!

Voilà, une partie de la réalité de vos droits légitimes qui sont bafoués au quotidien en toute impunité.

Je passe les thématiques comme LOUVOIS, le PACS, la CRM (Commission des Recours des Militaires) qui sont scandaleuses et légalisées par le politique. On se fout de nous!

Récemment, le Général Henri PONCET déclarait: «Les soldats de sentinelle ne sont pas des cibles mais des boucliers.» Comment osez-vous traiter de «bouclier». des militaires qui exposent leur vie. Cela s’appelle la chosification de l’individu. C’est à dire que vous considérez les militaires comme des matériels remplaçables. Comme chef, nous avons vu mieux. Un vrai chef part avec sa troupe et fait tout pour revenir avec tous ses hommes. Quand on perd un camarade, on le pleure! C’est fini le temps des 7% de perte! Un militaire a des sentiments même s’il prend le risque de s’exposer au péril de sa vie. Il n’est pas candidat au suicide sauf quand il est poussé à bout.

Je vous rappelle que les femmes victimes de violences conjugales dans leur couple par des conjoints pervers narcissiques subissent ce que l’on appelle la «chosification de la femme». Est-ce cela votre propos? La sémantique c’est bien lorsque qu’elle est appropriée. Dans ce cas, vous êtes trop intelligent pour ne pas connaître la teneur de votre propos ce qui le rend encore plus grave et déplorable!

Le constat de la communication, c’est idem! Tout y est parfaitement mis en scène pour séduire et vendre les armées pendant que les militaires sont discriminés et traités comme des sous-citoyens alors qu’ils méritent le Respect et la Considération de la Nation.

Je croyais à de l’enfumage, mais la réalité est bien pire encore, puisqu’en l’état, la communication au sein des armées et au sein de la gendarmerie nationale c’est de la pure propagande indigne des valeurs de la République Française.

Il est grand temps que le politique prenne conscience de ce qu’est le monde militaire. Depuis la fin de la conscription, les militaires sont des professionnels. Ils doivent être respectés et traités comme tels et non pas comme des citoyens de seconde zone.

L’OBÉISSANCE CE N’EST PAS DE LA SOUMISSION!

Voilà, un humble avis sur la propagande au sein des armées et de la gendarmerie nationale, diffusée pour vous faire avaler des couleuvres et vous faire croire à une réalité virtuelle peut-être, mais certainement pas celle que vivent les militaires au quotidien sur le terrain.

Les soldats savent ce qu’est l’Honneur. Beaucoup doivent encore apprendre ce que représente ce mot.

Signé:

Lieutenant de gendarmerie Paul MORRA, Président de l’AFAR

Lt MORRA Paul

Voilà deux exemples de ce que l’on vous vend:

Militaire blesse guide

GUIDE_INDEMNISATION_complémentaire des militaires victimes d’accidents de service 06_2016

 

 

5 Réponses pour Ministère des Armées – Gendarmerie Nationale. Communication, enfumage ou propagande?

  1. Purement Scandaleux !!!!!!!!!!

  2. Bonsoir à tous.

    Gros coup de colère ce soir. Merci beaucoup pour cet éclairage nouveau mais qui ne me surprend guère.
    Il faudrait sans attendre, une réforme complète de ces grandes écoles militaires qui ne créent plus des chefs militaires désintéressés et méritants, mais des officiers carriéristes à la solde des politiques et des grands groupes industriels.
    Le corps des sous-officiers, cheville ouvrière des armées et celui des militaires du rang, ont été décimés par des décisions irresponsables dont nous en payons le prix, tant d’un point de vue humain que matériel…
    Nos généraux, spécialistes des guerres dans les écoles ou autres cocktails dînatoires, abreuvés de médailles et de postes réservés à la retraite ne servent plus la nation mais leurs propres intérêts. Mais il est vrai  »qu’on gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus.”
    Les vrais militaires qui ont sacrifié leurs vies ne sont, quant à eux, aucunement épargnés dans leurs ténèbres, ni même leurs familles laissées à l’abandon, les droits et autres protections n’étant que des paravents laissant supposer une prise en charge effective de leurs douleurs, de leurs maux, de leurs détresses, qui n’existent pas. Il est grand temps de se réveiller. De se battre!!
    Messieurs certains généraux, vous ne méritez pas la confiance de vos hommes, ni celle de la nation. A votre décharge, de part votre culture, on sait qu’on ne va pas chercher une épaulette sur un champ de bataille quand on peut l’avoir dans une antichambre.
    Vous avez choisi votre bien être, violant délibérément ainsi tous le code d’honneur? Vous avez des étoiles, mais loin d’être lumineuses, elles ne sont que des torches funèbres pour l’armée et ses hommes. Pas les vôtres!. Honte à vous !!!!!

  3. Jean de Lattre de Tassigny

    Bonjour David,

    Votre lien sur la tribune choc de 11 généraux, ne met en lumière que leur incapacité à agir durant leur temps d’active.

    Ce ne sont que des aigris égocentriques. Ils ne cherchent qu’à exister au travers de leurs interventions dans les médias, parfois même en qualité de pseudos experts, dans un dessein purement politique et personnel.

    Dois-je vous rappeler le caractère apolitique du militaire, son principe de NEUTRALITE et son devoir de réserve en la matière.

    Il peut y avoir des discussions en privé avec le chef de l’État, chef des armées. Mais, la médiatisation dans ce domaine est proscrite par le Code de la Défense et le statut général des militaires.

    Ces « grands chefs » qui prônent et vantent dans les médias l’exemplarité du « chef militaire », bafouent eux-mêmes la notion de chef. Ils se foutent de vous!

    Dans leurs fonctions d’active, certains transgressent les lois en toute impunité et ils voudraient se faire donneur de leçons. On croit rêver!

    En deuxième section, singularité française en Europe, ils bénéficient de privilèges selon la « tradition » qui nous coûtent très cher. Les blessés de guerre par exemple pleurent pour leurs droits qui leurs sont refusés illégalement par ces mêmes généraux ou homologues.

    Aux cocktails avec les petits fours, il se délectent, bavassent et ne se plaignent jamais ni même quand ils reçoivent des décorations dont certains ne méritent même pas.

    En disponibilité, ils bénéficient de postes importants dans des mutuelles, des assurances et autres groupes privés. Et avec cela, ils voudraient encore se plaindre par dessus le marché. Qu’ils aillent au diable!

    La parole des généraux pour défendre les militaires, elle n’est pas nécessaire, je dirai même plus, inutile!

    Il vaut mieux s’en passer, car ils sont en majeure partie responsables de la situation catastrophique actuelle des armées.

    Les militaires peuvent s’exprimer eux-mêmes; pour défendre leurs intérêts moraux, matériels et d’une manière plus générale, ceux relatifs à la condition militaire, tout en respectant les restrictions légitimes qui peuvent leur être imposées dans une société démocratique.

    Le véritable enjeu est celui du droit syndical pour les militaires car ce serait un outil de combat social démocratique pour leur permettre de défendre leurs droits légitimes auprès des politiques, ce que les généraux n’ont jamais fait, à part courber l’échine pour leur carrière au détriment de celle des militaires dont ils ont la charge.

    D’ailleurs, ces généraux sont contre le droit syndical, car ils ont peur de perdre le pouvoir. Ils veulent exister à tout prix! Le Général de VILLIERS, un grand CEMA que personne ne conteste est beaucoup plus discret.

    Tous ne sont pas ainsi certes, mais une bonne partie. J’ai connu des militaires d’exceptions à tous les niveaux.

    Ces derniers ne se pavanent pas devant les médias pour briller. Ils agissent sur le terrain avec leurs Hommes pour défendre les intérêts supérieurs de la Nation!

    Jean de Lattre de Tassigny

  4. Bonsoir Monsieur MORRA

    Merci beaucoup pour ce sujet qui m’intéresse au plus haut point et qui démontre sans nul doute, l’état alarmant des pratiques managériales dans les armées. Je reste sidéré de la lettre adressée par l’IGGN. Que dire!! Article très édifiant. Difficile à croire que l’on est dans un état de droit. Julien

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