Blessé de guerre, en guise de reconnaissance, c’est le mépris de la Nation!

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Blessé de guerre, en guise de reconnaissance, c’est le mépris de la Nation!

Chères lectrices, chers lecteurs,

A tous nos camarades de la communauté militaire,

A tous nos frères et sœurs d’armes blessés dans leur chair et dans leur âme,

A tous leurs proches,

 

Les discours de nos hauts dirigeants sont toujours éloquents, compatissants et lénifiants pour soutenir les militaires blessés et les familles endeuillées.

Extrait du discours prononcé par François HOLLANDE, Président de la République, le 25  novembre 2016 au Conseil Supérieur  de la Fonction Militaire. 

[…]

Je pense aussi aux familles dont l’existence a été bouleversée et je tiens à les assurer de ma profonde sympathie et du soutien de la Nation.

Je veux également saluer vos camarades qui portent dans leur chair les séquelles physiques ou psychologiques de leur engagement. Je peux à chaque fois en témoigner: lors de toutes les cérémonies officielles, notamment le 13 juillet ou le 14 juillet lorsque je les rencontre et que je vois avec quel courage et quelle force de caractère ils surmontent l’épreuve.

La communauté de défense donne toujours l’exemple d’une solidarité remarquable. Soignés par le service de santé, épaulés par vous tous, par la hiérarchie, nos blessés se reconstruisent avec une abnégation et une volonté qui forcent l’admiration.

[…]

Projet de loi 2017 Défense, Mémoire, culture liens avec la Nation Anciens combattants.

Pour lire de document, cliquer sur le lien ci-dessous:

Projet de loi de finances 2017

****

Là encore, le paragraphe intitulé «L’accompagnement des militaires blessés en opération ou en service» ( pages 94 et 95 ) nous donne une vision idyllique de ce que fait la France pour ses blessés.

J’ai le regret de vous dire que dans les faits, beaucoup de blessés sont désabusés, méprisés, car la réalité est tout autre! En effet, ces belles paroles, ne sont en fait qu’un enrobage  que l’on distille pour vous abuser. Les services et les dispositifs créés en soutien aux blessés, fonctionnent à l’économie. Malgré les bonnes intentions et l’engagement de leurs personnels, ils sont bridés pour ne rien faire, puisque sans réel pouvoir.

Oui, il y a des prises en charge médicales de très haute qualité. Dans d’autres cas, c’est le désert! 

Les numéros verts comme «Écoute défense». Parlons-en! Un adhérent attend toujours qu’un psychologue le rappelle. Lorsque vous les avez en ligne, ils avouent leur impuissance.

Le contrôle général des armées, la plus haute instance pour contrôler et veiller au respect du droit au sein des armées. Un adhérent me rapporte: « Comme interlocuteurs, je n’ai eu que des réceptionnistes. Malgré mes demandes, je n’ai eu aucune autorité ou personne déléguée pour me répondre. J’ai été renvoyé sur des répondeurs. J’ai laissé des messages et aucun retour ».        

Les militaires s’engagent en mission avec la volonté de servir leur patrie au péril de leur vie. En retour, ils méritent le Respect et la Considération de la Nation.   

A leur retour de mission, certains de ces militaires blessés sont méprisés dans leur nouvel emploi. Ils sont victimes de préjugés du genre: « Il était  volontaire, ce qui lui est arrivé est de sa faute.  Il y a été pour le fric, il en a gagné, c’est bien fait pour lui, etc. »

Pour les promotions, ces blessures sont devenues un handicap supplémentaire. Pour les décorations, c’est idem, pas de médaille militaire, par exemple. Malgré la promesse de Jean-Yves LE DRIAN, ancien Ministre de la défense pour l’attribution de la médaille du blessé de guerre, dont le caractère de reconnaissance  n’est que symbolique,  elle doit être demandée pour obtenir l’homologation de sa blessure, constituer un dossier  et c’est très long à obtenir. Certains attendent toujours! Cette médaille est censée être le témoin de la reconnaissance de la Nation aux militaires blessés à la guerre ou à l’occasion d’une opération extérieure. C’est un fiasco de plus!

Là encore, les services ayant vocation à vous soutenir ne font rien pour vous, hormis un courriel de relance qui reste sans effet. Dans un état de santé déjà bien fragilisé, toute cette déception et amertume supplémentaires n’ont qu’un effet aggravant et dévastateur. Elle est belle la considération de la Nation! Rendre ses enfants encore plus malades, c’est  ignoble! Ce n’est pas cela le rôle de la mère patrie!  

La reconnaissance de la Nation, où est-elle?  Elle est pour des saint-cyriens par exemple, dont leur carrière est tracée depuis l’école. Ils sont destinés à d’éminentes fonctions avec les décorations qui vont avec (ONM et légion d’honneur). Parmi ces officiers, il y en a dont nous pouvons être fiers, c’est certain ! Pour d’autres, c’est autre chose. Mais comment faire la différence quand ils arborent tous fièrement ces mêmes décorations obtenues pour certains sans jamais avoir pris de risque. Ces mots, me viennent d’un ami saint-cyrien, je le précise! 

La médaille militaire, c’est idem. Des titulaires de titre de guerre, censés être traités prioritairement en sont évincés, alors que d’autres qui n’ont rien fait d’exceptionnel  l’obtiennent sans grande difficulté.  Là encore, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet. 

Alors, comprenez  bien que la reconnaissance  due à un militaire blessé, ne saurait se satisfaire de belles paroles, mais d’actes concrets.

Ci-dessous, un courriel d’un camarade, Franck RIEDEL, Adjudant de gendarmerie, 27 ans de service, dont 5 en unité aéroportée. Il en dit long sur le sujet. Je vous  invite à le lire. N’hésitez pas à vous manifester par vos commentaires pour le soutenir ainsi que tous les autres blessés comme lui.

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Ce militaire est actuellement en position de CMLD (Congé de longue durée maladie), depuis le 4 septembre 2012, des suites d’un ESPT (Etat de Stress Post Traumatique) diagnostiqué le 05/03/2012, polytraumatisé au cours d’une OPEX en Afghanistan de février à août 2011.

En premier lieu, il a tenu à souligner que dès son retour, les remarques fusent sur son engagement  en mission, comme s’il l’avait bien cherché. Arriver dans une unité avec ce profil singulier, et les jalousies explosent pour faire barrage à vos futures demandes. C’est ainsi que « l’appel du large » vous reprend pour quitter un enfer bien pire que celui que l’on a quitté.

Et oui, l’embourgeoisement et l’égoïsme à son paroxysme règnent en maître là où il n’y a rien à défendre.

Ci-dessous, un courriel qu’il a adressé au Général Didier QUENELLE qui en dit long, je crois !

***

Objet: Reconnaissance : suite et fin pour un sous-officier désabusé – Blessé en OPEX

From : Adjudant RIEDEL Franck – NIGEND 168003 – Placé à la suite de la RGAQ

RÉFÉRENCES     :  Art. D.4122-1. –  D.4122–2 du Code de la Défense.

Mon Général,

Je vous rends compte que ce courriel sera le dernier que vous recevrez de ma part.

Je fais le constat décevant de la totale absence de reconnaissance militaire de la part de la Gendarmerie Nationale et ce depuis le diagnostic de mon syndrome de stress post traumatique en 2012.

Je n’inclus pas ici les actions, le suivi et le soutien du Service de Santé des Armées, ainsi que ceux de la Capitaine ROLLAND Christelle (psychologue de la RGAQ), dont je souligne l’entière efficacité. J’ai revu en consultation il y a peu, le Médecin responsable de l’Antenne médicale de l’EAALAT de DAX, dont je dépends. Le hasard a fait qu’il s’agisse du même praticien qui m’a en premier reçu et ausculté au sein du Centre Médical des Armées de l’ETAP de PAU le 05 mars 2012, jour où j’ai été diagnostiqué en état de stress post traumatique.

Pourquoi vous relater ceci ?

Tout simplement car ce Médecin est profondément marqué et révolté par le parcours (du combattant) qu’est celui d’un blessé en OPEX. Vous noterez au passage que je n’emploie pas le terme de blessé de guerre, puisque je reviendrai sur ce point.

À la prise de connaissance de mes ordonnances médicales toujours en cours, ce praticien s’est dit impressionné par la médication qui est mienne depuis ces quatre dernières années.

« Oui docteur, je n’avance pas, car, nonobstant le combat quotidien contre le syndrome, il faut aussi s’épuiser au titre de la reconnaissance militaire. Être constamment en position de « demandeur » est difficile à supporter. » Telle fut ma réponse.

Cette reconnaissance militaire s’articule en cinq points:

– la récompense militaire dont nous avons déjà débattu, et qui pardonnez-moi, n’est pas du tout à la hauteur de notre engagement, de nos actions, des risques engagés et de notre abnégation (je ne parle pas qu’en mon nom, mais aussi pour mon binôme, l’Adjudant OBSTETAR, voire pour le Capitaine (er) BERGER), lors de cette OPEX en Afghanistan. Il n’est jamais trop tard pour récompenser à juste titre un militaire ou un vétéran, de surcroît lorsqu’il est blessé, et tente de se reconstruire. – la reconnaissance (homologation) de blessures de guerre. Comment se fait-il que quatre ans après les faits (traumatisme sonore des suites d’un blast avec acouphènes permanents – attaque par SVBIED du 13/072011 et un ESPT diagnostiqué comme précisé supra), il m’est seulement demandé de solliciter cette homologation (Courriel du 29/11/2016). Quid du ou des préjudices/répercussions liés à ce manquement.

– ma notation 2012 au titre de mon activité de l’année 2011 où toute la partie OPEX (10 mois: opération et activités liées) est occultée, et ce malgré une observation écrite de ma part, au niveau notateur du premier degré. Vous m’avez alors déjà précisé que seule une observation émise à l’issue de celle de mon Commandant de Groupement était pris en compte, soit. La notation de cet officier est en date du 11/04/2012. J’étais déjà en congé pour raison médicale, et n’ai jamais eu la possibilité d’en prendre officiellement connaissance.

– l’avancement. Vaste sujet que celui-ci, où effectivement, pourquoi promouvoir un personnel militaire de la gendarmerie en position de non activité, qui serait susceptible d’être proposé au détriment d’un camarade en position d’activité. Encore une fois, ma réponse sera : la reconnaissance militaire. Surtout que réglementairement (dixit la CABGN), il est tout à fait possible de satisfaire un candidat en position de non activité sans léser un personnel en activité. Je m’explique, suivant les avis médicaux spécialisés, une procédure de réforme va être initiée en 2017, mettant fin à ma carrière militaire à l’issue de ma 10ème période de CLDM (04/09/2017). Il est donc tout à fait possible pour l’autorité hiérarchique de me proposer au grade d’Adjudant/chef à compter du 1er septembre 2017, grade qu’elle « récupère » dès ma mise à la réforme. Donc un galon qui ne desservira aucunement un camarade en activité. (Je précise qu’en qualité de blessé en OPEX, le délai de six mois dans le grade ne s’applique pas dans le cadre de la jouissante de la retraite).

Parallèlement et suivant le paragraphe de l’homologation des blessures de guerres, il est bien évident que ce retard n’a pas joué en ma faveur pour l’avancement, et la proposition pour l’octroi de la Médaille Militaire (voire toute autre récompense).

– Je n’ose à peine m’exprimer sur le fait de caresser l’espoir d’être proposé, comme pour beaucoup de mes frères d’armes, au titre de la médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme, ce qui occupe pleinement les différents niveaux de chancellerie des Armées, quant aux modalités de proposition.

(Pour mémoire, cf vidéo jointe au présent courriel concernant l’acte perpétré par les insurgés Afghans – 13 juillet 2011 à 06H13 locale – acte délibérément qualifié de terroriste). Pour que vous compreniez pleinement ce qui m’anime encore, mon Général, voici quelques renseignements au sujet de votre humble subordonné.

APERÇU DE CARRIÈRE

1) Service militaire

Appelé sous le drapeau à partir de janvier 1990, j’aspire à servir mon Pays, d’une façon particulière, voire personnelle. Je rejoins donc les rangs de la Gendarmerie Nationale pour le service militaire. Tout l’ensemble me plaît, et grâce à mon engouement, je suis affecté au sein de la Compagnie de Gendarmerie de Cayenne. J’y effectue, sur ma demande, 22 mois de services intenses, en finissant MDL à la Brigade de Recherches.

La question de mon avenir ne se pose plus alors, le métier des armes sera mien. Il interpelle même jusqu’à mon Commandant de Groupement (le Général Macagno), qui souhaite me voir également embrasser cette carrière.

Les choses et le système étant, je postule presque conjointement à une carrière « gendarmique » et « kaki » (pardonnez-moi de cette libre expression).

L’armée de terre répond plus rapidement (la forme de recrutement étant plus « lourde » au sein de l’institution à cette période).

2) Période Armée de Terre

J’intègre ainsi l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active de St-Maixent L’école en 1992, au titre d’un engagement auprès de l’Arme du Train (Références à mes études: obtention d’un D.U.T en Transport & Logistique – Université de Paris XII), d’une durée de cinq ans.

Major de la 148 ème promotion (du jamais vu au sein de cette école, formant principalement du combattant de mêlée), je poursuis ma formation à l’École d’Application du Train à Tours. Major de promotion, je sollicite une affectation en unité aéroportée. Je suis donc affecté au sein du Régiment de Livraison par Air à Metz, en 1993. J’y passe le reste de mon contrat initial de 5 ans, ponctués par des missions en OPEX (dont la fameuse opération Turquoise en partie au Rwanda), et mon perfectionnement salué par plusieurs récompenses et places de major des différents stages et certifications.

Cependant, j’aspire à servir à nouveau sous l’uniforme de l’homme de loi; un retour vers la source. 3) De nouveau sous la protection de Ste-Geneviève

Après avoir repassé, avec succès, le concours d’admission. Je deviens à 30 ans, apprenti au sein de notre bonne institution. Élève modèle – Prix Thémis – Lettres de Félicitation – classement plus qu’honorable, je m’oriente vers une affectation dans l’Oise en départementale, à la stupéfaction de tout l’encadrement. Il s’agit pour moi d’être proche du lieu de travail de ma conjointe de l’époque, militaire de l’Armée de Terre.

Je suis ainsi affecté fin 1998, à la brigade territoriale de Clermont de l’Oise, où j’y apprends toutes les ficelles du métier grâce à un encadrement extraordinaire, une activité très soutenue et une forte cohésion des personnels; dans un environnement pourtant très défavorisé. Le C.A.T acquis et féru du police judiciaire, j’entame la formation d’O.P.J. Conjointement, j’obtiens la qualification de pilote M.T.T.

Entre temps, ma conjointe ayant terminé avec succès le monitorat de pilote d’hélicoptère de l’Armée de Terre, une affectation la concernant dans le Sud de la France, se précise. Elle est affectée en août 2003 à l’École d’Application de l’A.L.A.T. de DAX. Ce n’est que par le truchement d’une demande de mutation pour convenance personnelle, que je suis affecté au sein de la Compagnie de Gendarmerie Départementale de DAX en septembre de la même année.

Je rejoins les rangs de la brigade de gendarmerie de Pontonx Sur l’Adour. Je salue à peine mes nouveaux camarades, que la phase finale de la formation d’O.P.J. m’accapare pleinement. Celle-ci se révélera payante puisque j’obtiens cette qualification, en étant classé au niveau national, mais jamais félicité. Bienvenue en Aquitaine !

La suite de ma carrière dans le Sud-Ouest est marquée par :

– d’innombrable « belles » affaires judiciaires et rencontres avec notre population,

– la reconnaissance des magistrats du siège et des parquets au sein des T.G.I.de Dax, Mont de Marsan, Bayonne et de la Cour d’Appel de Pau, voire d’autres juridictions et services d’enquêtes (J.I.R.S – Antennes anti-terroriste – O.C.L.D.I – Inspection du Travail – D.G.C.C.R.F – Service des Douanes – O.N.F – O.N.E.M.A. – D.G.R.I. – D.G.S.E. – D.P.S.D.

– l’inscription au T.A. pour le grade de MDL/Chef (2006) et le stage l’accompagnant, mentionnant l’appréciation finale : « personnel parmi les meilleurs »

– la poursuite de ma formation – T.I.C.P.

– le début de ma procédure de divorce (à compter de 2006 – finalisée en 2009) en vous précisant que je suis père de deux enfants (15 et 13 ans actuellement)

– l’adaptation aux différents remodelages des assiettes de compétence de l’unité

– l’inscription au T.A. pour le grade d’Adjudant (2010) – À ce stade, il m’est permis de penser (ou je dirais plutôt, de caresser l’espoir) que « mon mérite » soit récompensé

– la connaissance de l’agrément OPEX et le début des stages et formations en vue d’un déploiement en Afghanistan

– une mutation en qualité de CB de la BTP d’IRISSARRY (64) à compter du 1er mai 2010 repoussant mon déploiement en OPEX

– concours en vue de l’obtention du CML 2ème Anglais Gendarmerie (avec succès) – mise en route pour l’Afghanistan 31 janvier 2011.

Je terminerai en ces termes, en langue anglaise, ce que je conçois est peu commun. Mais ils résument parfaitement la situation. Ils m’ont été dits, les yeux dans yeux, par le LCL (U.S ARMY 2-4 IN WARRIORS) Commandant la FOB de SAYED ABAD en juillet 2011, le quatre précisément (jour de fête nationale américaine) lorsque j’y étais en qualité d’officier de liaison, et que nous étions sous le feu et qu’un de ses hommes est mort au combat :

« Regardless of your thoughts on the politicians that start and perpetuate these wars, that’s not what this page is about, and those that never served and troll the comments section about such topics will never be privileged enough to understand that. You don’t fight for presidents, oil or for the empire. You may stand for freedom, but you don’t fight for it. You fight for your brothers that are standing shoulder to shoulder with you, while looking into the face of an early death, in a filthy and forsaken no man’s land. Nothing else matters at that point but your brothers.

This is what brotherhood looks like. »

Je vous prie d’accepter, Mon Général; et excusez-moi par avance de la formule que je vais employer, qui n’est malheureusement plus d’actualité, mais qui a tellement de sens pour le soldat qui vous écrit pour la dernière fois.

Je vous présente mes devoirs Mon Général.

Fait le 08 décembre 2016

À DAX

 

 

8 Réponses pour Blessé de guerre, en guise de reconnaissance, c’est le mépris de la Nation!

  1. Marjorie BIDEGAIN

    Bonjour,
    Je suis une épouse, mon mari souffre de syndrome post-traumatique depuis 2013 suite à de nombreuses OPEX en Afghanistan, hier, il s’est rendu à un rendez-vous de sur-expertise chez une psychiatre mandatée par le SDP, les propos qui ont été tenus par cette spécialiste de pacotille sont honteux et indignes, elle a soutenu à mon époux que sa souffrance n’était rien comparée à celle des vétérans d’Algérie, que l’armée française ne connaissait rien aux grands conflits de ce monde car absente de ceux-ci (elle aurait besoin de réviser sa géopolitique…), que mon époux est malade par sa faute car il ne fait l’effort de se soigner dans le civil etc…elle a nié sa maladie et par la même occasion le peu de confiance en lui qu’il avait réussi à restaurer, il est rentré dans un état émotionnel très préoccupant. J’ai bien-sur écrit un mail au SDP mais j’ai peu d’espoir car je pense que leur intérêt est justement d’envoyer les blessés vers ce type de charlatan,le calvaire dure depuis 4 ans malgré l’appui de deux médecins militaires qui suivent mon mari

    • Il ne faut rien lâcher et être a ses côtés
      Le combat est dur
      Je suis suivi depuis 6 ans et je commence à entrevoir le bout du tunnel mais il est encore loin
      Heureusement que mon épouse et ma fille me soutiennent surtout lorsque vous avez des supérieurs qui ne se gênent pas de vous dire il faut choisir entre la tenue ou le pyjama blanc
      Oui je l’ai entendu ces dernières années
      Votre époux mérite aussi toutes considérations il y a été en afgha comme Franck et moi
      Qu’il soit fier de son séjour
      Soyez fière de lui

    • Bonjour Mme BIDEGAIN,

      Je suis très touché par vos mots et les maux de votre époux. Je souffre aussi d’un PTSD qui s’est réveillé après 25 ans de latence et après de multiples traumatismes. Il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance. Personne n’a le droit de juger votre mari et encore moins un membre du corps médical. Il faut au contraire s’incliner devant des blessés de guerre et faire preuve d’humilité.

      J’ai connu 6 psychiatres, de très bons et de très mauvais. Je suis suivi dans le civil par un vrai spécialiste de l’EMDR. Ce protocole s’il est respecté scrupuleusement est parfaitement adapté au traitement des PTSD, sous réserve que le couple traitant-patient fonctionne bien. Il y a autour de nous, des personnes bienveillantes mais aussi des incompétents.

      Je ne peux que le regretter à titre personnel.

      Si vous souhaitez me contacter, je suis à votre entière disposition.

      MORRA Paul
      Président de l’AFAR
      Tél: 06 18 35 38 90
      E-mail: morra.paul@orange.fr

    • Madame,
      Soyez bien persuadée que nous sommes nombreux à saisir parfaitement votre désarroi qui n’a que trop duré. Soyez courageuse en attendant un très prochain revirement de situation où certains praticiens indélicats auront à répondre de leurs pratiques douteuses, au service de l’on ne sait qui en définitive.
      « Dire que l’on souffre n’est pas se plaindre. C’est uniquement et fort légitimement demander de l’aide, morale et matérielle, en reconnaissance des sacrifices consentis au service de la France » Général d’armée Irastorza.

  2. Honte à ces chefs à la carrière linéairement ascendante qui vampirisent sans sourciller les mérites de leurs subordonnés.
    Leur seule véritable préoccupation est ailleurs : obtenir la légion d’honneur -attribuée systématiquement- avant tel ou tel camarade de promotion. Triste comédie qui finalement les déshonore !

  3. Message bien reçu blue 12.
    Your battle buddy.

  4. Hello battle budy
    Fight for peace
    Nous entrerons dans la campagne quand nos aînés n’y seront plus
    Liberté liberté chérie soutien nos bras vengeurs
    Il y a tant de personnes qui devraient méditer par rapport à notre engagement au wardak plutôt que de nous oublier depuis 6 ans

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