IGSSA – Dossier épuré du LT MORRA: Comment justifier l’injustifiable!

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Par Paul MORRA Président de l’AFAR 

AFAR

Lors de notre précédent article intitulé  » IGAG ACTE III: Pratiques illégales au sein du Service Santé des Armées » ( Pour lire l’article, cliquer [ICI] ), nous avons dénoncé des pratiques illégales  au sein du Service Santé des Armées sur fond de collusion avec les autorités hiérarchiques, pour harceler et détruire un militaire devenant gênant pour le commandement mis en cause.

Tous les moyens sont mis en oeuvre pour détruire l’Homme qui a osé remettre en cause l’ordre établi, malgré des malversations avérées.

Dans leur constance habituelle, tous les acteurs de la chaîne hiérarchique usent et abusent  sans vergogne de leurs pouvoirs, pour humilier, avilir et harceler en toute impunité leur victime.

J’ai mis des années pour obtenir les preuves irréfutables de ce que j’avance aujourd’hui. J’ai décidé de les publier pour démontrer le système vicié dans lequel nous évoluons, qui ne permet en aucune manière de faire reconnaître nos droits légitimes.

Pour s’en convaincre, je vous mets à disposition, le courrier du Médecin Général des Armées Patrick GODART, Inspecteur Général du Service Santé des Armées accompagné de la lettre du Médecin Général Inspecteur Pierre LECUREUX , Adjoint « EMPLOI » au Directeur Central.

Pour lire les courriers, cliquer sur le lien ci-dessous:

Lettre réponse IGSSA suite épurement dossier médical

Extrait:

 » … La totalité des pages du dossier médical ont été déchirées ou découpées. Ce constat, fréquemment retrouvé, est expliqué par la modification du format des dossiers médicaux passant d’un cahier avec des pages agrafées  à un classeur avec des pages perforées et ne permet pas d’affirmer un « épurement volontairement » du dossier médical; 

Je vous laisse prendre connaissance de la suite…

Il n’y a qu’au sein de la communauté militaire où l’on retrouve ce type d’explications farfelues et de mauvaise foi. Pour en faire  la démonstration, j’ai préalablement pris attache téléphoniquement avec le Médecin-chef Blandine CARENZO CORBERAND de la Direction Centrale du Service de Santé des Armées. Après un échange cordial et franc sur les conclusions de ce courrier, elle a fini par reconnaître que c’était « LE JEU ».

Dont acte! La vie des militaires est un « JEU » pour le respect de leurs droits en matière de santé. Bien qu’il s’agisse effectivement d’une vérité avouée, c’est le pur reflet de ce qu’est la considération de la Nation envers ses soldats qui font esprit de sacrifice au quotidien pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême.

Cette réalité est purement dégueulasse! J’emploie ce terme à dessein, par dégoût de ce système qui m’écœure de plus en plus et que j’exècre viscéralement.  Le plus dur pour moi, ce sont tous ces militaires au sein de tous ces services, notamment médecins qui acceptent de se fourvoyer ainsi, au mépris du serment d’Hippocrate, de leur déontologie, des lois et des valeurs militaires.

Est-ce là, votre sens de l’Honneur, en agissant ainsi contre vos sœurs et frères d’armes? Plus j’avance dans mon combat contre la corruption au sein des armées, plus j’ai de dégoût pour ceux qui trahissent nos valeurs militaires dont ils ignorent manifestement tout! 

Comme c’est un « JEU », j’ai adressé une réponse avec quelques questions bien choisies dont j’attends les réponses et que je publierai dès réception:

Lisez ma lettre retranscrite ci-dessous, elle vaut son pesant d’or!

Pour la lettre au format pdf, cliquer sur le lien ci-dessous:

Lettre réponse IGSSA 20 avril 2017

 

***

Le lieutenant MORRA Paul, commandant la brigade départementale de renseignements et d’investigations  judiciaires à NANCY -54-, actuellement en convalescence à PERPIGNAN -66-

Au

Médecin Général des Armées, Inspecteur Général du Service de Santé des Armées.

OBJET: – Saisine de l’IGSSA, relative aux constatations effectuées le 2 septembre 2015 à l’occasion de  la communication de mon dossier médical et à votre courrier réponse en date du 29/03/2017.

PERSONNE CONCERNÉE: Lieutenant de gendarmerie MORRA Paul, né le 30 avril 1965 à Moyeuvre-Grande -57-, (N° NIGEND : 133505 / N° matricule : 8557021838)   

RÉFÉRENCES: – Mon courrier de saisine de l’IGSSA en date du 26 septembre 2016.

                                – Mon courrier de première saisine de l’IGSSA en date du 1er octobre 2015 (non reçu et joint au présent)

                                – Votre lettre réponse en date du 29 mars 2017.

PIECES JOINTES: – Fiche de renseignements sur le comportement initiale et illégale.

                                       – Fiche de renseignements sur le comportement refaite constituant un faux en écriture.

                                       – Cliché photographique d’une page déchirée de mon dossier médicale comportant la mention manuscrite du Médecin-chef GUYONVARCH  » Vol bleu ».

                                       – Correspondances entre le médecin-chef GUYONVARCH et le docteur LEHERICY, psychiatre.        

 

Mon Général,

Par courrier en date du 29 mars 2017, vous me communiquer la réponse de la direction centrale du service santé des armées.

Je prends acte de ces éléments de réponse et formule les observations et demandes suivantes:

Vous me faites part que des pages ont bien été découpées dans mon dossier médical ce que j’ai pu constater par moi même (pages déchirées sauvagement et parfois déchirées plus délicatement), le 2 septembre 2015, lorsque j’ai reçu sa communication. Pour un acte de découpe, cela implique l’usage d’un objet coupant avec lame, type cutter, couteau ou ciseaux ce qui n’est pas le cas.

Pour votre information lors de la consultation de mon dossier médical, j’ai pris des clichés photographiques de mon dossier médical, daté et signé chaque page y figurant et effectué une copie de chaque pièce et document y figurant.

Je prends connaissance par les courriers que vous me communiquez, que la numérotation dans l’ordre chronologique a été effectuée postérieurement à la date de la consultation de mon dossier médical en reconnaissant qu’il ne l’était pas à ce moment là. J’observe en conséquence que cette numérotation est amputée des pages manquantes sur la période de 12/06/2001 au 19/12/2005.

Vous me justifiez cet état de fait, par un changement de format des dossiers médicaux par un passage d’un cahier avec pages agrafées à un classeur avec pages perforées. Il est même ajouté que ce constat est fréquemment retrouvé. Il est toujours possible de justifier l’injustifiable. Je dois vous avouer avoir un peu d’expérience en la matière mais là, j’en reste pantois! Au sein des armées, c’est toujours pareil, quand le droit est bafoué, tout est normal, circulez il n’y a rien à voir!  

1°/ Afin de me démontrer le caractère légal de cette pratique contestable, je vous demande de bien vouloir me communiquer les textes réglementaires sur lesquels repose cet usage empirique et pour le moins curieux. Je vous demande en cas d’existence de tels textes, de bien vouloir me communiquer les protocoles de mise en œuvre de ces changements de format et de bien vouloir m’expliquer pourquoi seulement la période du 12/06/2001 au 19/12/2005 a été concernée par cette pratique.      

Vous m’indiquez ne pas pouvoir affirmer une malveillance et que les annexes dans mon dossier comprennent des éléments concernant cette période qui permettront, à priori, l’étude de l’imputabilité au service de l’affection dont je souffre par la sous-direction des pensions.  

Sur ces points, je vous affirme qu’étant parti en début d’année 2015 pour mon stage en tant qu’officier de gendarmerie et qu’à mon retour, j’étais en possession de mon dossier médical. Lors de sa  réintégration, à cette date, il avait une épaisseur bien plus supérieure à celle lors de sa communication le 2 septembre 2015. C’est ainsi que j’ai pu constater qu’il avait fondu de plusieurs centimètres d’épaisseur et cela dans un temps voisin de ma demande de communication de mon dossier médical. Pour moi, il ne fait aucun doute que cette intervention est la conséquence d’un acte de malveillance qui m’est préjudiciable. Si l’imputabilité au service peut-être démontrée de manière évidente eu égard aux multiples événements traumatisants que j’ai été amené à vivre tout au long de mon parcours professionnel, il n’en demeure pas moins que pour l’évaluation de mon taux d’invalidité, celle-ci sera effectuée en fonction d’éléments parcellaires donc incomplet, ce qui m’est fortement préjudiciable.

Pour vous éclairer sur le fondement de mes affirmations, en 1999, en Nouvelle Calédonie, j’ai été victime d’un harcèlement moral au travail institutionnalisé impliquant le médecin-chef GUYONVARCH. En pièce jointe, vous avez sur un cliché photographique d’une page déchirée de mon dossier médical, une annotation manuscrite de ce médecin qui ose inscrire la mention « vol bleu » en référence  à une mutation dans l’intérêt du service tenant à ma personne. Vous savez parfaitement que cette mention constitue une rupture de confidentialité entre ma hiérarchie et le médecin représentant le service santé des armées. Par ailleurs, cette mention usitée fréquemment à tort pour établir le caractère disciplinaire de cette mesure, est constitutive dans le cas d’espèce, d’une sanction disciplinaire camouflée qui est de surcroît, parfaitement illégale. En complément, je vous joins les correspondances entre le médecin-chef GUYONVARCH  et le docteur LEHERICY, psychiatre qui vous éclaireront certainement sur la déontologie de ce médecin-chef qui après m’avoir humilié en me traitant « d’échec scolaire », m’a menacé de psychiatrisation. Cette pratique digne des régimes totalitaires est malheureusement courante au sein des armées françaises, ce que je ne peux que déplorer en tant que militaire. La réponse du psychiatre est cinglante me semble-t-il!             

2°/ Je vous demande en conséquence de bien vouloir vous positionner sur les pratiques de ce médecin-chef, car celles-ci sont constitutives d’un volet important du harcèlement moral au travail institutionnel dont j’ai été et suis encore victime. En effet, sa  non  reconnaissance, m’impacte dans une situation de santé fragilisée en raison de mon PTSD qui a été volontairement aggravé par mes harceleurs et qui me donnerait droit à une nouvelle demande de PMI. Je rappelle à toutes fins utiles que le harcèlement moral au travail est un délit continu.

3°/ Enfin, pour les fiches de renseignements sur le comportement illégale pour l’initiale comportant tant sur la forme que sur le fond, des éléments caractérisant une infraction pénale pour  discrimination, ayant fait l’objet d’une médiatisation le 15 mars 2007, par un article de presse par Jean-Michel DECUGIS, Christophe LABBE et Olivia RECASENS, journalistes, publié par Le Point, intitulé « La stratégie du mouton noir ». Cette fiche a été remplacée dans mon dossier médical par une autre établie par le colonel TRAVERS qui fut par la suite, Général commandant la gendarmerie d’outre-mer. Ce dernier n’a pas hésité à faire un faux en écriture grossier. Je n’ai jamais été informé de ce document, ne comportant aucune mention de substitution de la fiche initiale  et dont j’ai constaté la présence qu’à l’occasion de la consultation de mon dossier médical. Le document initial ayant été communiqué dans le cadre d’une information judiciaire, je vous demande également de bien vouloir me communiquer vos observations sur ces documents adressés au médecin-chef GUYONVARCH pour motiver ma psychiatrisation. Pour moi, il s’agit d’une fois de plus, la démonstration de la collusion entre ma hiérarchie et le service santé des armées.   

Je vous informe par esprit de loyauté comme je l’ai indiqué lors d’un entretien téléphonique au médecin en chef Blandine CARENZO CORBERAND , que j’exerce les fonctions de président de l’AFAR (Association des Forces Armées Réunies) et que je suis également rédacteur en chef du site « Armée média, le journal de l’AFAR ».

A ce titre, agissant le cadre de la défense des droits et des intérêts collectifs des militaires et afin de dénoncer de telles pratiques, je mettrai en ligne mes courriers et vos réponses pour éclairer mes camarades sur la gestion des dossiers médicaux.   

***

Voilà la réalité d’un système complètement vicié et d’un autre temps. Il est urgent de faire respecter enfin nos droits. Tirez-en vos propres conclusions!

Pour faire cesser ces pratiques illégales au sein des armées, adhérer en masse et je vous promets de révolutionner le monde militaire par le droit.

Pour accéder au bulletin d’adhésion de l’AFAR, cliquer sur le lien ci-dessous:

Bulletin d’adhésion AFAR

Je suis au regret de vous le dire, même si j’ai des camarades au sein des instances de concertation que j’apprécie, jamais, ils ne traiteront de ces sujets.

Ils avancent là, où l’on veut bien qu’ils aillent!  Je vous en apporterai la preuve prochainement.

Paul MORRA Président de l’AFAR

Paul MORRA

2 Réponses pour IGSSA – Dossier épuré du LT MORRA: Comment justifier l’injustifiable!

  1. Jean filellesmouchenpleinvol

    Ça me rappelle une chanson de la compagnie créole:
    Ça faisait:

    Tégadégadam tégadégadam, ohé, ohé
    Tégadégadam tégadégadam, ohé, ohé

    Au bal, au bal masqué ohé ohé
    Elle danse, elle danse, elle danse, au bal masqué, bal masqué

    Elle ne peut pas…. s’arrêter ohé ohé de danser danser danser danser danser….

    Derrière mon Lou… je fais ce qu’il me plait me plait, devinez devinez qui je suis…

    etc etc….

    C’était bon ça!!

    • Cher Jean,

      Votre passe-temps avec les mouches ne regarde que vous. Cela étant, vous trouverez sur le net des passionnés du genre.

      Parce que vous semblez égaré et que j’estime malgré tout devoir vous aider, taper sur votre moteur de recherche : « chef » et « pacotille ». Vous entrerez assurément dans le domaine que vous chérissez.

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