LEGIO NOSTRA – BD reportage sur La Légion étrangère

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C’est avec grand plaisir que je vous annonce la publication prochaine d’un documentaire en bande dessinée sur la Légion étrangère : «  LEGIO NOSTRA, la Légion étrangère d’hier et d’aujourd’hui ».

Une BD reportage scénarisée par Hervé Loiselet et mise en images par Benoît Blary qui sera disponible en librairie le 28 avril 2017.

UNE BD-REPORTAGE SUR LA LÉGION ÉTRANGÈRE
HERVÉ LOISELET SUR LES TRACES DE LA LÉGION

Fondée en 1831, la Légion étrangère reste mystérieuse. Ce corps d’élite français constitué de cent-quarante nationalités est le seul à ne pas se diviser lors du défilé du 14 juillet, et voue un culte à la prothèse articulée du capitaine Danjou, héros de la bataille de Camerone. Au-delà des clichés qui sentent bon le sable chaud, Hervé Loiselet a mené une impressionnante enquête sur l’histoire et le quotidien des légionnaires, de l’époque coloniale aux plus récents conflits, avec un focus sur l’opération Serval de 2013 au Mali. Une histoire d’hommes dont le régiment devient la famille.
Ce one-shot est une BD-reportage superbement illustrée par les aquarelles de Benoît Blary, ainsi que par des documents tels Képi Blanc, le mensuel de la Légion publié depuis 1947 (dont le n° 800 paraîtra en juillet), et enrichi d’interviews de gradés, dont le capitaine conservateur du Musée de la Légion à Aubagne. En huit chapitres – comme le Code d’Honneur de l’Ancien -, Hervé Loiselet dépoussière l’image controversée du héros ténébreux au mercenaire sans foi ni loi, évoque les 40 000 morts pour la France, les artistes combattants, Blaise Cendrars, Ernst Jünger ou le peintre Hans Hartung, et dévoile des anecdotes méconnues, de tatouages en entraînements de commandos parachutistes. Du brassage des nationalités au génie civil et militaire, en passant par le système d’action sociale qui caractérisent la Légion ; des bases en Guyane ou au Niger, zone stratégique où transitent djihadistes et trafiquants, il décrit les onze régiments de cette singulière troupe vouée au sacrifice, au respect de la parole, à l’accomplissement de la mission.

HERVÉ LOISELET SUR LES TRACES DE LA LÉGION

En avril 2012, vous rencontrez le Général commandant de la Légion. Pourquoi cette enquête ? Est-ce parce que votre grand-oncle s’engagea en 1913 ?
Étonnamment, j’ai découvert cette anecdote en cours d’écriture ! Au départ, c’était une suggestion bienveillante de mon éditeur, et j’ai mis du temps à aborder le sujet. Il existe pléthore de documentaires, français et étrangers, vu les différentes nationalités qui composent la Légion, mais je ne voulais ni m’égarer dans la mythologie du légionnaire, ni dans sa critique. Après avoir assisté à leurs émouvantes cérémonies, dont celle d’acquisition de la nationalité française, je me suis replongé dans La Section Anderson de Pierre Schoendoerffer, ce fantastique documentaire oscarisé en 1968, et j’ai senti mon angle : « Qui sont ces hommes ? Comment font-ils cette guerre ? »…
Sont-ils accessibles ?
Difficilement, car ils ont l’habitude d’initier la communication. Ma démarche les a d’abord déroutés, la bande dessinée peut paraître incongrue, mais leur état-major m’a fourni autant de documents qu’à un journaliste. J’ai beaucoup lu, compilé la documentation iconographique pour Benoît Blary, notamment concernant les scènes de bataille, peu évidentes à retranscrire, car il faut élaguer, sans travestir : la fondatrice Camerone en 1863 – 65 légionnaires tiennent tête jusqu’à la mort à 2000 soldats mexicains – ou Tigharghar pendant l’opération Serval.
Qu’avez-vous découvert, finalement, sur ces soldats atypiques ?
J’ai été étonné par leur organisation à part, leur immense solidarité. Ils veillent les uns sur les autres, surtout sur les anciens ; le système d’entraide de la Légion est stupéfiant, il n’existe pas à ce point dans le reste de l’Armée. C’est extrêmement touchant, d’autant qu’ils restent très discrets à ce sujet.

HERVÉ LOISELET scénariste

Né en 1966, Hervé Loiselet commence une carrière dans l’édition publicitaire, passe aux jeux de société, puis fonde le magazine Lotus Noir, référence du secteur pendant plus de 15 ans. Passionné de BD, il est également cofondateur de BoDoï, puis éditeur de revues jeunesse chez Mon Journal. Il lance ensuite Pavillon Rouge, le magazine des Éditions Delcourt, puis L’année de la BD, BDMag et Suprême Dimension, aux Éditons Soleil.
Après avoir refondu le site de l’éditeur toulonnais, il laisse libre cours à ses envies d’écriture. À partir de 1994, sous le nom de Novy, il scénarise le diptyque de science-fiction Dragons (Delcourt), puis à partir de 2008, cinq thrillers ésotériques, Les Carnets secrets du Vatican (Soleil). Hervé Loiselet
abandonne son pseudonyme en 2010 pour le superbe récit 20 ans de guerre, 1940-1962, un double album dans la collection « Signé » du Lombard, avec Benoît Blary au dessin, évoquant les destins croisés d’une Française, d’un Algérien, d’un Allemand et d’un Français. Toujours au Lombard, il publie Blackline, un diptyque sur le mercenariat post-11 Septembre, avant de s’aventurer dans le Xe siècle
avec Sigurd et Vigdis, sur les traces d’un couple viking. Parallèlement, il adapte depuis 2011 L’Histoire de France pour les nuls en BD (Éditions First), clos par le tome 10 en 2017. Avec Blary, il travaille actuellement sur le procès du double assassinat de la sculptrice et dramaturge Christa Winsloe et de sa compagne, en juin 1944, à Cluny (à paraître chez Steinkis).

BENOIT BLARY dessinateur et coloriste 

Né en 1981, Benoît Blary a étudié à l’Institut St-Luc de Bruxelles. Il commence sa carrière en réalisant des storyboards pour des courts-métrages, ainsi que des illustrations pour des jeux de rôle. Rapidement, il intègre le fameux atelier 510 TTC de Jean-David Morvan, à Reims, ce qui lui permet de consacrer ses crayons et pinceaux principalement à la bande dessinée, en s’échappant parfois vers l’illustration pour le documentaire TV, dont des émissions historiques. Son dessin possède une dimension intemporelle, fort d’aquarelles superbement maîtrisées. Il est choisi pour dessiner 20 ans de Guerre d’Hervé Loiselet, récit historique alternant époques et décors, de la Seconde Guerre mondiale à la guerre d’Algérie, en passant par l’Indochine. Un scénario à la mesure de sa polyvalence graphique, qui lui vaut une entrée dans la cour des grands, par le biais de la collection « Signé » du Lombard. Il est aussi au dessin pour Sigurd et Vigdis de Loiselet, puis participe aux collectifs Vies tranchées, scénarisé par Jean-David Morvan et Yann Le Gal (Delcourt) et Petites histoires de la Grande Guerre, scénarisé par Kris (Kotoji). En 2013, il entame la série western Virginia, 3 tomes parus (Casterman), avec Séverine Gauthier au scénario, tout en poursuivant son travail avec Hervé Loiselet.

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