Marine nationale : Prenez la barre … (Harcèlement sexuel dans la marine)

Parodie d'une affiche de recrutement Marine par Michel Munier
On imaginait bien qu’il y avait des chauds lapins sur les 10 000 hectares de verdure du camp militaire de Mourmelon, mais pouvait-on imaginer que ces petites bêtes allaient également s’infiltrer dans un centre d’information et de recrutement de la Marine nationale (CIR).
Pourtant, l’aventure qu’a vécu de longs mois une jeune engagée de la Marine nationale affectée au CIR de METZ, aventure qui l’a conduite à déposer plainte devant le Doyen des Juges d’instruction de la « capitale » de la Lorraine pour harcèlement sexuel et violation du secret professionnel le laisse penser.
Dans un communiqué de presse, l’ADEFDROMIL dénonce qu’une jeune militaire engagée a été victime d’avances sexuelles et de propos déplacés de son supérieur hiérarchique.
On y apprend que ce premier maitre avait la délicatesse de l’appeler « p’tit chat » ou « little minou » plutôt que par son nom ou son prénom; et qu’il portait une attention toute particulière à la mise en valeur de sa féminité, allant jusqu’à lui interdire de porter le pantalon d’uniforme règlementaire, lui préférant la jupe.
Également très attentionné à la condition physique de sa subalterne, il avait pour habitude de l’encourager au cours de séances de jogging en lui tapant sur les fesses pour qu’elle aille plus vite.
Il était tout aussi attaché à son érudition, et il lui proposait des rimes telle que : « A la Saint Valentin, les amoureux se tiennent par la main et à la Saint Brigitte, on se tient par la … » .
Voulant sans doute gymnastiquer sa mémoire, il lui demandait de lui rappeler régulièrement le mot de passe de l’ordinateur qu’il feignait d’avoir oublié et qu’elle devait bien entendu prononcer. Ce mot de passe était « Bitte de port » etc …
Ne supportant plus cette vulgarité constante et ces propos déplacés, notre engagée, à la recherche d’ une solution pour sortir des griffes de son supérieur s’est rendue à l’Inspection du travail en janvier 2012. Pas de chance, l’Inspecteur du travail qui l’a reçue, un ancien militaire, connaissait son harceleur de chef qu’il n’a pas manqué d’avertir de la démarche de la jeune femme. C’est ainsi que le lendemain aux aurores, le premier maitre en question lui signifiait que la poursuite de son contrat dans la Marine n’était plus envisageable et qu’il l’enjoignait de signer une demande de résiliation.

Gérard Longuet visite le stand du CIR de Metz à la foire de Verdun (Septembre 2011)
L’Adefdromil, saisie des faits a alerté les ministres de la Défense et du Travail, ainsi que le directeur du personnel de la Marine, déclenchant ainsi des enquêtes administratives qui auraient conduit à une sanction symbolique pour le militaire de 10 jours d’arrêt avec sursis et à l’ouverture d’un dossier disciplinaire contre l’inspecteur du travail.
De son coté, la jeune femme a déposé plainte restée sans suite au parquet de Metz. Elle s’est alors résolue à porter plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’Instruction.
Dans son communiqué, l’ADEFDROMIL, s’appuyant sur ce nouveau cas concret, réitère son souhait de voir complété le statut général des militaires d’articles interdisant le harcèlement sexuel et le harcèlement moral dans les armées.
Cette affaire fait l’objet d’un communiqué sur le site de l’ADEFDROMIL : L’Adefdromil soutient la plainte avec constitution de partie civile d’une jeune engagée de la Marine nationale pour harcèlement sexuel et violation du secret professionnel, devant le doyen des juges d’instruction de Metz. (Par Jacques Bessy, Président de l’Adefdromil)
et d’un article paru ce jour 2/05/2012 à la UNE du Républicain Lorrain sous le titre : Harcèlement sexuel à l’armée
Michel Munier



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9 mai 2012 - 20 h 15 min
Il est dommage de n’entendre qu’un seul son de cloche dans cette affaire. Il est facile d’accuser et de briser la vie d’un homme. Dans notre pays, c’est celui qui est accusé qui doit se défendre et prouver qu’il n’est pas coupable et non celui qui accuse de justifier ses dires. D’après vos déclarations, cette jeune femme affirme mais….où sont ses preuves ? Pourquoi cet homme n’est-il pas déjà en prison ??? Le référé avant la suppression de la loi par le conseil constitutionnel aurait pu être envisagé. Pourquoi a-t-elle attendu 6 mois avant de bouger ? Le temps d’une incorporation et de laisser passer la période d’essai pour pouvoir toucher des indemnités évntuelles ne serait-ce que celles d’un arrêt maladie payé à 100% les 180 premiers jours dans l’armée? En tous cas, on peut le penser… A vous lire, cet homme a été condamné, nulle part nous n’avons lu qu’il avait été jugé…. Le procureur aurait été saisi, l’affaire n’a même pas commencé côté enquête alors…. Dans le cadre d’une enquête, on peut parler de soupçons mais pas faire comme si nous avions le coupable idéal, un instrument médiatique pour appuyer un fait d’actualité ( suppression de la loi par le conseil constitutionnel). Les vraies victimes doivent être défendues mais attention, certains hommes (ou femmes) se font accuser à tort juste pour pouvoir obtenir une indemnité. Je pense que ce qui a été soulevé et l’engouement suscité autour de cette affaire me semble être une belle opportunité pour certains qui font couler d ‘encre sans même savoir si cet homme est vraiment coupable.
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3 mai 2012 - 7 h 19 min
Je soutiens cette jeune femme et suis de tout cœur avec elle. De même que je suis outré du comportement de certains militaires en ce qui concerne le gendarme Myriam SAHKRI.