Militaires victimes de harcèlement moral au travail: La part d’ombre du Service Santé des Armées

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Militaires victimes de harcèlement moral au travail:

La part d’ombre du Service Santé des Armées

Au sein de la communauté militaire, lorsqu’un de ses membres est victime de harcèlement moral au travail, il est confronté pour son suivi médico-statutaire aux médecins du Service Santé des Armées (SSA).

Dans tous les dossiers étudiés par l’AFAR et par son président depuis 2002, il ressort une constante récurrente, les manipulations du corps médical militaire pour épuiser les droits à congés de maladie des victimes pour les conduire au Congé de Longue Durée Maladie (CLDM) en passant par la case psychiatrisation, avec des « examens psychiatriques » sur fond de collusion entre les médecins et la hiérarchie.

Pour léser les victimes, il est aussi courant de constater des dossiers vidés de leur substance. Les préjudices économiques sont énormes puisque les droits à pension militaire d’invalidité sont entravés dans la plupart des cas comme les droits et les garanties contractés auprès des assurances comme l’AGPM et le GMPA, ces contrats s’appuyant sur les certificats des médecins du SSA.

Ces pratiques sont institutionnalisées depuis toujours bien qu’elles aient évolué sur le plan de la maltraitance psychologique à laquelle se livrent des «médecins» qui n’en ont ni l’étoffe et ni la vertu.

Les méthodes utilisées par certains de ces praticiens aux ordres de la hiérarchie sont dignes du docteur Josef Mengele, officier allemand de la Schutzstaffel (SS). Certains penseront que ces propos sont exagérés. Ici, il est fait allusion aux conséquences mortifères sur des personnes vulnérables en raison de leur de santé, victimes de violences psychologiques. Pour ces victimes, ce qu’elles subissent par ces manipulations infectes sont ressenties et vécues comme de la torture psychologique. N’oublions pas que les médecins militaires sont des professionnels de santé ayant une autorité médicale et hiérarchique. Ce sont des circonstances aggravantes. 

Ce processus est souvent associé à une médication très forte pour placer le militaire sous camisole chimique pour le rendre léthargique et dans l’incapacité d’agir pour se défendre. C’est dans ces conditions, que certains d’entre-eux finissent épuisés psychologiquement et physiquement. Envahis par un profond sentiment de culpabilité qui les ronge tel un cancer au quotidien, ils deviennent la source de tous les problèmes subis et qui se répercutent sur leur entourage. L’horizon du suicide se dévoile peu à peu. Quand un homme qui a été une personne aimée des siens n’est plus que l’ombre de lui-même, devient la source de la souffrance de ses proches, il est évident que l’acte suicidaire représente une porte de sortie évidente pour ne plus souffrir et ne plus se sentir coupable.

Voilà comment on élimine une victime. Tout cela car la culture militaire hiérarchique refuse de traiter à sa source le problème en s’occupant du malfaisant qui a de bons jours devant lui et de nombreuses victimes en perspective.

Les médecins du SSA, maillon incontournable de ce processus n’ont guère le choix. Soit ils se soumettent, soit ils refusent d’obéir et en paie le prix fort par leur carrière, l’avancement ou une mutation le cas échéant. Parfois, n’en pouvant plus, ils quittent l’armée.

Voilà comment est tenu notre système militaire. Ce sont des propos recueillis auprès de médecins militaires ou d’anciens médecins militaires. Cela n’entrave en rien toute la partie lumineuse de leurs actions sur le terrain qui n’entre pas dans le champ de notre article. Ils méritent à cet égard tout notre respect et notre considération.

Les pratiques que nous dénonçons avec force au sein du SSA sont apparentées aux méthodes d’endoctrinement des sectes. Revenons sur la définition de la dérive sectaire:

«Il s’agit d’un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société

Dans les dossiers traités par l’AFAR, l’ensemble de ces critères sont réunis pour les cas de harcèlement moral au travail ou de discriminations.

Voilà comment se comportent les armées au sein de notre «société démocratique», comme une secte pour protéger des intérêts particuliers en asservissant la majorité de ses membres.

Nous avons publié de nombreux articles qui attestent de nos propos. Reprenons ci-après, quelques exemples:

  • AFFAIRE MORRA:

– Propos tenus par le docteur GUYONVARCH, médecin-chef du Service Santé des Armées à NOUMEA, le 29 octobre 1999 suite à une convocation du gendarme MORRA (actuel Président de l’AFAR) imposée par son harceleur, le capitaine JANIACZYK, commandant la compagnie de gendarmerie de LA FOA:

Question du médecin: Quel est votre niveau d’étude?

Réponse Gendarme MORRA: « Je suis officier de police judiciaire ».

Question du médecin : « Non pas cela, vos diplômes ? ».

Réponse Gendarme MORRA: «J’ai un CAP d’électromécanicien ».

Réponse du médecin : : «Vous êtes un échec scolaire ! ».

Réponse Gendarme MORRA: : «Vous aussi car pourquoi n’êtes-vous pas allez plus loin dans vos études ».

Le médecin exhibe la fiche de renseignements sur le comportement établie par le commandant de compagnie de LA FOA, comportant tant dans sa configuration que dans les commentaires manuscrits de cet officier, des propos totalement illégaux, totalement discriminatoires et portant atteinte à la vie privée du gendarme MORRA. Ce médecin inscrira plus tard dans son dossier médical, la mention de «vol bleu» qui prouve d’une part, la collusion entre ce médecin et la hiérarchie et d’autre part, le caractère disciplinaire d’une mutation d’office qui était une sanction déguisée ce qu’a toujours soutenu le gendarme MORRA à l’époque jusqu’à aujourd’hui. Toujours aucune réponse sur ce point.

Pour lire la lettre adressée à l’IGSSA le 20 avril 2017 restée sans réponse à ce jour, cliquer sur le lien  ci-dessous:

REPONSE LT MORRA IGSSA 20 AVRIL 2017

Plus récemment, le docteur Sandrine BOSSO, médecin-chef à l’Antenne Médicale de Perpignan a été saisie par le lieutenant MORRA suite à ses visites en date des 15 et 16 novembre 2017 et son hospitalisation en urgence à cette date, ayant contraint ce médecin à le faire hospitaliser à sa demande suite à son état d’épuisement généralisé. C’est en ces circonstances que ce médecin a refusé d’établir un certificat médical constatant les violences psychologiques qu’il subissait et dont il a fourni de nombreux documents attestant ses dires. Cet événement est un accident du travail et aurait du faire l’objet d’une déclaration d’accident du travail et d’une DAPIAS (déclaration d’affection présumée imputable au service) préalable obligatoire à l’ouverture des droits au risque accident du travail / maladie professionnelle (AT/MP).  Là encore, c’est le silence coupable qui est opposé par ce médecin et l’Inspecteur Général du Service Santé des Armées (IGSSA), informé. C’est de nouveau  une faute majeure pour un médecin du SSA.

  • AFFAIRE GUEDON:

Sur ordre de sa hiérarchie, le 10 avril 2018, l’adjudant-chef GUEDON se rend au CMA (Centre médical des armées) de la base aérienne 107. Il est accueilli par le docteur SABETTA.

D’emblée, ce médecin l’agresse verbalement en lui disant:

«On en ont marre d’être embêté par vous».

L’adjudant-chef GUEDON réplique:«vous n’avez pas à me parler sur ce ton. Je suis une victime de harcèlement et de violences psychologiques, votre comportement est inadmissible».

Pour lire notre article intitulé « «  cliquer (ICI)

Antérieurement, un message du docteur BREIL, ancien médecin-chef révélait:

«Mon rôle de conseiller au commandement est parfois difficile car je dois préserver le secret médical et en même temps protéger l’intérêt de mes patients, tout en protégeant celui de l’institution aussi et sans paraître totalement partiale. C’est bien compliqué mais j’essaye de faire pour le mieux».

Rien à changer en 19 ans! Ces pratiques sont constantes et toujours aussi illégales. Voilà un combat noble pour les APNM qui restent silencieuses. Est-ce ainsi que l’on prétend défendre les intérêts collectif des militaires? Ce silence serait-il le signe d’une allégeance servile aux autorités militaires? Où est l’indépendance des APNM dans ce cas?    

Les différentes hautes autorités militaires informées dont l’Inspecteur Général du Service Santé des Armées (IGSSA) ne répondent jamais à de rares exceptions près. En cas de réponse, ce sont des inepties et lorsqu’il est demandé des explications malgré des engagements de réponse, c’est le silence comme dans tous les cas.

L’adjudant-chef GUEDON a malgré tout obtenu au forceps la reconnaissance de sa blessure psychique en lien avec le service mettant en cause son supérieur hiérarchique par le docteur FRANCHIN, médecin chef. Là encore, ce sont les courriers dénonçant le comportement anormal des médecins du SSA qui ont permis d’obtenir ce résultat.

Pour lire notre article intitulé « «  cliquer (ICI)

Récemment, un nouveau médecin de l’HIA BEGIN a manifesté un comportement hostile, plus proche de l’inquisition et de la Gestapo pour prolonger l’arrêt maladie de l’adjudant-chef GUEDON. Prochainement, nous publierons un courrier qui vous donnera toute la teneur des propos tenus par ce «médecin».

Les exemples sont très nombreux et ce même au niveau du Service de Santé des Armées où des infirmiers, des infirmières, des médecins sont eux-mêmes victimes de harcèlement.

11 Réponses pour Militaires victimes de harcèlement moral au travail: La part d’ombre du Service Santé des Armées

  1. un article intéressant mais limité en diffusion ci dessous :

    SANCTION (par commission de réforme) DANS LA MARINE
    Suite à une plainte pour HARCELEMENT

    Il faudra, qu’il soit réformé et qu’il ait tous les documents cachés pour que « Brice » sache pourquoi il a dû subir l’enfer et découvrir un monde stalinien.

    Le Paradis :

    En 2016, un diplôme d’ingénieur en poche, cadre de plongée, Brice hésite tranquillement entre un des emplois qui lui sont proposés : enseignant de lycée ou partir vers les îles pour un emploi de moniteur de plongée. Il est alors sollicité pour un emploi d’officier dans le Groupe Plongeur Démineur (GPD) par la Marine Nationale. L’intérêt lui semble évident. Il peut concilier l’emploi de moniteur de plongée avec une expérience d’encadrant de jeunes adultes. Il pouvait devenir à terme officier de réserve. Il se désiste du poste d’enseignant pour lequel il est appelé.

    Le Purgatoire :

    Dès son arrivée, mi-octobre 2016, chez les plongeurs démineurs, il a dû se plier aux bizutages, comme sauter du haut des quais (7m) dans l’océan glacé. Dans l’attente d’être affecté sur son poste de plongeur, on lui demande d’effectuer un travail administratif. Il constate que les séances de bizutages ne font que commencer, elles dureront jusqu’au 22 juillet 2017. C’étaient des sanctions de l’Officier Opérations : pour son accent, sa réserve, sa courtoisie etc… Sauter du quai haut de 7 m devenait une habitude, acheter des bouteilles de vin, se déguiser en miss Normandie ou même en jésus portant sa croix. La plupart de ces « punitions » étaient consignées sur le cahier des 8e. Pas pour laisser des traces mais pour varier le plaisir. Il faut y ajouter le CRAS tous les lundis matin jusqu’à janvier 2018 : Compte Rendu d’Activité Sexuelle post Week-End.

    Peu avant sa Formation Initiale d’Officier (novembre-décembre), il a été convié à participer à une soirée dans une boite avec les Officiers. Ils lui ont demandé de faire en sorte de coucher avec une fille ce soir-là, même en la bousculant un peu. Son refus a été fort peu apprécié puisque en tant que « midship » (plus bas gradé des officiers) il se devait de les divertir.

    Bien classé à sa F.I.O, promotion 2016, le commandant du groupe consent à se pencher sur sa qualité de plongeur. A contrario du Cabinet Ministériel, le Commandant considère que cet emploi dépend de la formation de plongeur de bord. A la fin de sa période probatoire, début janvier 2017,

    le commandant lui propose d’effectuer cette formation si sa demande d’Officier Sous Contrat est acceptée. Au mois de février, OSC refusé, cette formation ne pourrait lui être accordée que s’il demandait un renouvellement de volontariat. Alors que la décision ministérielle était claire il était nommé plongeur au vu de ses diplômes de cadre de la FFESSM.

    Pendant ce temps-là, le bizutage devenait bihebdomadaire. Il est venu s’y greffer des réflexions de type sexiste : »tu es gay, tu suces des bites, tu sers à rien, tu es débile …. ».
    Pour le groupe, Il était gay. L’Officier Opérations avait informé les Officiers Mariniers de son refus de coucher avec une fille même en la forçant.

    Son renouvellement de volontariat accepté, le Commandant l’informe qu’il programme sa formation de plongeur de bord pour septembre et l’Officier Opérations lui propose de poser ses vacances à compter du 22 juillet. Pendant son absence, il y a eu un changement total de la direction du GPD : Commandant, Médecin. L’Officier Opérations devient second.

    L’enfer :

    Le 6 août, dès son retour, le second l’informe qu’il n’était pas prévu de faire suivre à un Aspirant cette formation. Il l’invite à démissionner, Ils n’avaient que du rangement à lui proposer.
    Le 9 août, suite à un guet-apens, Brice est victime de viol visant à humilier, par des individus avec arme de poing. Une plainte a été déposée. Dans le cadre vigi-pirate sa hiérarchie ne pouvait qu’être informée. Les insultes les jours suivants ont été beaucoup plus importantes. Pour le Second, il n’était vraiment pas possible qu’il fasse plongeur de bord : « tu ne cours pas assez vite! ». Il s’est retrouvé, alors, sans arrêt de maladie, sans soutien du médecin et sans travail.

    Le Commandant lui a donc demandé pour l’occuper, à défaut de démission, de faire l’inventaire des médicaments périmés, mesurer la longueur des cordages, déclouer des planches. Les matelots et Officiers Mariniers ont alors augmenté le harcèlement et il est devenu à plein temps, le « gay » à exclure, le souffre-douleur du groupe. Et les réflexions du type « ça te dirait de sucer une bite » étaient quotidiennes, en toutes impunités.

    Mi-septembre, il a pu souffler lors des mises pour emploi (détachements) sur les Patrouilleurs de Service Public. Il redécouvre, un travail valorisant, avec le respect de la Personne et l’esprit Marine. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Le 8 janvier 2018 : Lors de son retour au GPD, il lui est demandé de faire un classement alphabétique des médicaments avec l’accès à son compte informatique bloqué.
    Le 10 janvier 2018, Brice se plaint et reproche au médecin le harcèlement dont il fait l’objet et les effets sur son état de santé. Ce médecin prend rendez-vous avec le Centre Médical Psychologique, et évoque l’agression (viol) du 9 août 2017, pour justifier cette consultation (6 mois après?). Devant une nouvelle réclamation de Brice, le 26 janvier, ce médecin rédige pour des psychiatres et psychologue (C.M.P. & Hôpital Inter Armées) des « éléments médicaux » « émanant de tierces personnes » et sur sa vie supposée sur la base pour le décrire comme : Pédophile, Alcoolique, Mythomane, drogué, Violent avec idées de meurtre… (Document qui disparaîtra après la plainte)

    En réponse à ces allégations diffamatoires, la psychiatre du CMP mettra en cause le travail sur la base, ne voit pas de relations avec l’agression subie en août et ne trouve pas de pathologies à Brice (Document qui disparaîtra également)

    Le 19 février 2018, le médecin du GPD : « tu branles rien, je suis gentil, je te fous dehors par la porte discrète…/… là ce qui va se passer en fait tu vois le 27 mars, tu vas avoir l’avis de la psy et on va faire un conseil de réforme dans la foulée et de là jusqu’en octobre tu seras civil, t’auras pas de revenus, c’est comme ça que ça va finir ». Le Commandant du GPD l’agresse à son tour. Pris de convulsions, il fait une tentative de suicide. Il sera transporté à l’hôpital par les gendarmes qui lui conseilleront de déposer plainte pour harcèlement.

    Le Stalinisme :

    Sur cet événement le Médecin chef de la base rédige : « Une nouvelle altercation, ce matin, sur son lieu de travail a provoqué une nouvelle crise d’angoisse, et il s’est lacéré les poignets. Son but est d’arrêter de souffrir, et c’est pour l’instant le seul moyen qu’il voit ». Il décrit un accident de travail qu’il refuse de déclarer.
    Le 26 mars 2018, alors qu’il demande, à nouveau, l’ouverture d’un dossier d’imputabilité, le médecin chef : « lui explique qu’il n’est pas malade, et n’est pas dépressif……pas de troubles du sommeil, mange bien » …/… « le déclare apte à la reprise avec retour à son unité ». Dans le même temps, elle suggère au psychiatre du HIA de Brest pour un classement P4 : « d’évoquer une schizophrénie pour sa personnalité perverse et intolérante », afin de pouvoir le faire réformer. (Ces allégations, qui ne figurent pas dans son livret de santé, seront retrouvées par le HIA de Brest que le 19/06/2018)

    27 mars 2018 : Après la consultation, le Psychiatre de l’HIA remet à Brice un congé de « convalescence de trois mois » pour le protéger et le lui confirme le 6 avril par mail. Ce document sera remplacé dans le livret médical des armées par un certificat de visite du même psychiatre par « inapte définitif à servir ». Ce qui permet au Médecin de le « mettre dehors par la porte discrète ».

    Pour cacher le harcèlement par l’un des leurs, les Médecins sont devenus complices par des modifications du livret de santé, par des faux en écritures, par des pressions psychologiques, par des fausses déclarations, par violations : du code de déontologie médicale & des droits de l’homme.

    Le 18 mai, présent à la commission de réforme, il ne peut s’exprimer et on lui communique la décision déjà rédigée. Le 23 mai, il demande à la direction centrale des services des armées un nouvel examen de l’avis de la commission de réforme, en R-A-R, comme il en a le droit. La loi ne sera pas respectée. Il lui sera adressé dès le 18 juin l’arrêté portant réforme. Sa demande de protection fonctionnelle, au Ministère des Armées, recevra un refus implicite. Son certificat de travail ne lui sera pas délivré pour qu’il ne puisse pas toucher le chômage. Ce qui suggère que l’armée encourage ce type de pratiques, alors que la Ministre claironne qu’elle sera sans pitié sur ce type d’agissements.

    La conclusion :

    L’origine des agressions répétées, est sa demande à sa hiérarchie de respecter la décision ministérielle du 13 octobre 2016 sur son incorporation en qualité de plongeur. Pour minimiser le harcèlement, sa hiérarchie a créé un faux en écriture administrative sur sa Fiche Individuelle du Marin. Ses diplômes de niveau I, ont été transformés en niveau IV, et l’emploi de plongeur par décision ministérielle est devenu administratif. Son CV devenait bidon, tout était permis. C’est Brice qui est un incapable.

    La question qui se pose pourquoi mettre autant d’énergie :
    Pour agresser une personne moralement, physiquement et psychologiquement, diffamer et pousser une personne au suicide ? Pour faire des faux en écritures sur documents administratifs, violer les décisions prises par le Ministre des Armées, violer le code de déontologie médicale, violer les droits de l’homme ?

    La réponse : pour le commandant du groupe c’est « je ne peux pas te garder…/…On en est même à demander un archiviste pour faire du tri de documents ». On transforme tout simplement l’emploi qui nous a été alloué, d’un VOA Plongeur, spécialité état-major et services en emploi de VOA administratif qui relève également de la spécialité état-major et services.

    Il faut ajouter qu’ils étaient trois VOA plongeurs à avoir été recrutés en même temps. L’un a démissionné au bout de 3 mois pour harcèlement moral. L’autre a disparu en mer et le corps n’a jamais été retrouvé. Brice a toujours espéré être placé sur l’emploi de son recrutement, il se retrouve détruit.
    Arnaud Alexandre

  2. Bonjour à tous,
    Bravo pour ce magnifique exemple de délire paranoïde teinté d’inepties et de misérabilisme. J’attendai juste le passage sur la terre qui n’est pas ronde mais plate, et sur la fausseté de la théorie de l’évolution. Vu la nullité du discours et des arguments, je ne cherche d’ailleurs pas plus à contredire ce tissu de mensonges. N’oubliez pas de mettre une casquette en sortant car la CIA vous observe et codez la liste de vos courses pour que les petits hommes verts ne puissent pas vous suivre…
    Confraternellement,

    • Cher frère. Cher ST LUC. Un bien drôle d’apôtre.

      Bonjour.

      Avec beaucoup d’amusement, car votre « évangile » était pour le moins risible, et d’inquiétude aussi pour votre santé, (je peux vous conseiller d’excellents médecins car vous n’allez visiblement pas très bien, votre discours étant confus, désorganisé, signe d’une pathologie psychiatrique), je vais répondre à votre pseudo-argumentaire d’une pauvreté sans nom.
      Un bref rappel tout d’abord, 12480 vues / 35 partages, rien que sur cet article fort bien documenté par ailleurs. Vous êtes le premier auteur d’un commentaire désagréable, oserais-je dire nauséabond ? Vous n’avez aucun argument sérieux, construit, efficient à faire valoir. C ‘est le néant total. Le vide sidéral. Seriez-vous un astronome raté ou un intello satellisé ?
      Non, le rédacteur de cet article n’est pas à contretemps, bien au contraire. C’est quand le droit à la vérité et à l’information sont menacés qu’on les défends, pas quand tout va bien dans le meilleur des mondes apaisés (…) C’est son job et c’est le bon moment, il faut savoir repousser, notamment, la tentation de l’autocensure et du silence destructeur et méprisant pour les victimes.
      Point ici de pathologie grave, de schizophrénie, comme vous l’entendez. Les faits sont vécus et prouvés.
      Vous avez semble t-il perdu tout contact avec la réalité. Mais qui êtes-vous au juste ? Un chevalier de l’ordre du mensonge ? Un oracle écervelé pratiquant la divination ? Une personne aigrie, vidée de toute intelligence et du pouvoir de la réflexion et de l’analyse, préalable indispensable pour que l’humain soit et ce que vous n’êtes visiblement pas?
      Retournez dans votre monde des petits hommes verts, d’élucubrations, pauvre alchimiste de temps révolues. Nous ne sommes plus en ces temps là.
      Lorsque vous aurez une argumentation digne de ce nom, nous en reparlerons. Bon retour dans votre église de paillettes, de buffets, d’auto satisfaction et autres..comment dire .. Joyeusetés.

    • Ouvrez les yeux et vos oreilles…
      Sortez de l’obscurité !

  3. Je suis infirmier dans le SSA et j’ai pu dès 1999 lors de la professionnalisation du régiment, constater que le SSA était déjà la solution quand un EVAT qui avait dépassé sa période probatoire et ne faisait pas l’affaire dans son métier. Quelquefois des inaptitudes physiques qui n’avaient pas causé d’inaptitude au centre de sélection et d’orientation, ou à l’incorporation étaient trouvées mais la plupart du temps la psychiatrie faisait l’affaire pour réformer le soldat.
    Pendant mes stages durant mes études militaires, j’ai pu constater un dogmatisme et une hermétisme absolu face aux théories freudiennes ou lacaniennes, ou tout autre thérapie comportementale moderne. Le recours aux médicaments (n’oublions pas que c’est le médecin militaire Henri Laborit qui a découvert la chloropromazine neuroleptiques en 1951) est systématique sans être la plupart du temps associé à une psychothérapie. Sans travail psychothérapique, il n’y a pas de solution proposée pour soigner. D’hospitalisation en arrêt maladie, le congé longue durée pour maladie est l’issue. Les consultations consistent à renouveler l’ordonnance pour un mois sans évaluer vraiment l’évolution. Ceci est d’autant plus étonnant qu’on nous martèle en médecine de guerre qu’un soldat atteint psychologiquement doit absolument continuer à travailler avec son groupe pour ne pas décompenser.
    Dernier point les commissions de pension sont des lieux où l’on culpabilise le demandeur de sa pension, on lui jette au visage qu’il ne pense qu’à l’argent. On essaye à tout prix de réfuter le lien au service pour ne rester dans une part des pension « acceptable » dans le budget de la défense. La raison comptable ne s’applique pas à tous ces praticiens colonels ou médecins chef des services voire généraux qui ne produisent plus de consultation mais coûtent leurs soldes mirobolantes à faire de la gestion que des fonctionnaires civils pourraient faire pour moins cher. Et au projet SSA 2020, c’était l’axe de notre groupe de travail : comment réduire la masse salariale ? Ben il faut partir tôt tant que la solde du sous-officier n’est pas trop coûteuse, mais pour les officiers, la question ne se pose pas !

    • Bien sûr les médecins militaires ne sont pas soumis à l’ordre des médecins, leur instance de contrôle et de sanction est la DCSSA et l’ISSA et IGSSA, autant dire qu’ils ne risquent rien. Pour preuve le médecin en chef qui a dérobé du matériel de son hôpital militaire pour commettre des actes de tortures et de barbarie a purgé sa peine et a été réintégré comme chef de service. La réponse de l’institution est c’est une personne brillante qui a dérapé.

      • Je crois que les médecins militaires sont aujourd’hui inscrits à l’ordre, ce qui n’etait pas le cas lorsque j’etais en activité. Ceci étant écrit je suis assez surpris de la généralisation que vous faites après la description d’un cas particulierement choquant.
        J’ai exercé durant sept années dans le milieu militaire, le reste de ma carrière de médecin militaire s’est déroulé hors cadre hors budget à la coopération je n’ai jamais vu ni entendu parler de ce genre de comportement; je me suis violemment heurté à la hiérarchie en me retranchant derrière le secret médical auquel je tiens depuis 1972 et je ne dois pas être le seul..

        • Bonjour.

          Merci pour votre commentaire très éclairé. C’est tout à votre honneur d’être resté fidèle à votre déontologie malgré les difficultés que je devine. Je vous en félicite. Cela devient hélas bien trop rare aujourd’hui. Il n’était pas question dans les différents articles postés de jeter le discrédit sur un métier qui est très difficile humainement au quotidien, et tout particulièrement dans l’armée notamment où la hiérarchie militaire est omniprésente. Il n’est pas question ici de faire un quelconque amalgame où la très grande majorité des médecins font correctement leur travail avec une passion et un dévouement qui honore leur profession. Je suis d’accord avec vos propos pour dire que la méthode employée dans la gestion du « cas Guedon » est choquante »; Elle l’est. Nous vous l’assurons et tout est prouvé. Trois médecins intervenants, trois praticiens qui sans examens dignes de ce nom et dans des conditions épouvantables pour un patient victime de violences psychologiques compliqué d’un état de stress post traumatique avéré. Le corps médical à toute mon admiration. Certains praticiens militaires ne la mérite pas. et je le dis sans rancœur. Honte à eux.

  4. Chers camarades. Enfin un site qui révèle les dysfonctionnements que nous vivons ci et là dans nos corps respectifs et que j’ai pu voir,,vivre en tant qu’EVAT. Je dois reconnaître que ce qui est dit est totalement vrai pour l’avoir vécu et vu. Merci à cette APNM qui à contrario d’autres, ne se limite pas à faire des articles sans saveur mais qui dénonce, prouve les agissements indécents de certains chefs petits cheffaillons. Bravo à l’AFAR et longue à cette APNM.

    J. FSE

  5. Je suis outré par ces révélations qui font état de très graves dysfonctionnements au sein du S.S.A. En tant que praticien dévoué toute ma carrière aux seuls patients au détriment de ma carrière, je trouve anormal en tant que médecin de mettre en arrêt maladie un militaire sans le justifier médicalement. C’est une très grave faute. Je suis prêt à en débattre avec tout médecin et à révéler mon identité en accord avec la rédaction.

    E.FT

  6. Bonsoir à tous. Je postais un article en parallèle sur cet officier, le colonel GUICHARD. Merci pour cet article qui nous éclaire avec éfficience sur les pratiques odieuses menées contre les blessés et les victimes de harcèlements. Même si les hôpitaux où les médecins militaires œuvrent en psychiatrie n ont pas les moyens nécessaires, ce comportement est indigne, non conforme à la déontologie, d’une pratique d’un autre temps et particulièrement dégoutant et abjecte au regard des collusions avec les systèmes hiérarchiques des armées. A voir la Marine dernièrement. Tout cela se fait dans l’indifférence générale. A vomir. Honte à ces médecins sans foi ni loi qui ne respectent ni leur profession, ni l’humain à travers ses vulnérabilités de blessés de guerre et/ou ses maladies occasionnées par le travail. J’ai hâte de lire, pour ma part vos courriers.

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