PRODUIT DE PRÉVENTION DU GAZ CS TESTÉ SUR DES GENDARMES, MAIS AUCUNE DOTATION SUR LE TERRAIN !!!

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PRODUIT DE PRÉVENTION DU GAZ CS TESTÉ SUR DES GENDARMES, MAIS AUCUNE DOTATION SUR LE TERRAIN !!!

Source: https://vigimi.fr  – Publié le 7 mai 2019

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On découvre une publication en anglais d’un produit permettant une prévention et décontamination des effets oculaires et cutanés de l’agent chimique CS testé sur 5 gendarmes, qui a été présentée en 2002, en Suisse.

Prévention des effets oculaires et cutanés du gaz lacrymogène et décontamination active à la Diphotérine : études préliminaires chez 5 gendarmes français

Le « gaz lacrymogène » ortho-chlorobenzylidène malononitrile (CS) est un agent antiémeute lacrymal qui provoque une irritation des yeux, un larmoiement excessif et un blépharospasme.

La Diphotérine® s’est révélée efficace pour la décontamination d’une grande variété de projections de produits chimiques pour la peau et les yeux et a été testée dans une exposition au CS.

Cinq gendarmes français sont entrés dans une chambre d’exposition standard, soit pour développer les signes et les symptômes oculaires ou cutanés, pour être décontaminés à la Diphotérine après l’exposition, soit pour l’utiliser comme prophylaxie en préexposition dans les yeux et sur le visage avant leur entrée dans la chambre.

Les gendarmes qui sont entrés dans la chambre du CS sans application préalable de Diphotérine ont développé les effets attendus d’un larmoiement excessif, d’une irritation des yeux et d’un blépharospasme. Après la décontamination post-exposition à la Diphotérine des quatre gendarmes, ces effets ont rapidement disparu et ils étaient de nouveau pleinement opérationnels.

Lorsque la Diphotérine était appliquée sur les yeux et le visage avant d’entrer dans la chambre du CS, les effets attendus ne se sont pas produits et le cinquième gendarme est resté pleinement opérationnel jusqu’à la sortie de la chambre. Ces résultats suggèrent que la Diphotérine peut prévenir ou atténuer rapidement les effets oculaires et dermiques du CS et permettre aux agents de la force publique de rester pleinement opérationnels ou de retrouver rapidement leur statut opérationnel après la décontamination.

Traduction de l’article du Journal of Emergency Medicine de l’American Academy of Emergency Medicine (AAEM) de la présentation faite présenté au CBMTS-IV (Chemical Biological Medical Treatment Symposium-IV), à Spiez, en Suisse, du 28 avril au 3 mai 2002. Sources de l’article : https://www.jem-journal.com/article/S0736-4679(05)00064-8/abstract

L’Etat français a donc autorisé Prevor, entreprise privée, à utiliser 5 de nos collègues comme cobayes pour faire sa promotion, il y a 15 ans. Cependant sur le terrain les policiers ne sont pas équipés de Diphoterine et doivent subir les effets oculaires et cutanés du gaz contenant l’agent chimique CS.

La publication scientifique du fabricant indique qu’elle a un effet décontaminant, calmant et curatif, c’est à dire post-exposition, mais aussi préventif – protecteur- préexposition. On peut comprendre que dans ce cas, l’effet « lacrymogène » annoncé par les pouvoirs publics est neutralisé et que ces mêmes pouvoirs publics ne veulent pas se retrouver dans la situation d’utiliser une munition qu’ils ne pourraient plus appeler « lacrymogène », pour ses éphémères effets lacrymogènes, dans le seul but de masquer tous les effets à court, moyen et long terme sur la santé des personnes exposées.

Son silence relatif à sa gamme de produits préventifs et décontaminant du CS et autres agents chimiques agressifs ne constituent elle une complicité avec les décideurs de ces gazages massifs ?

D’autant que sur son site Prevor ne fait pas état de l’expérience sur nos collègues gendarmes, alors que dans le contexte actuel cela aurait pu booster ses ventes. Curieux.

Tout particulier peut commander librement de la Diphoterine sous plusieurs modèles de contenants et d’applicateurs. Comme nous policiers n’en sommes pas dotés à titre préventif et curatif, pas plus que nos collègues des services d’urgence, voici le lien pour en commander à titre personnel.

Si les manifestants allaient eux aussi s’acheter ce produit, peut-être que l’Etat serait obligé de revoir son utilisation d’armes chimiques dans le cadre de maintien de l’ordre.

Nous rappelons que ce produit ne protège et ne soigne en aucun cas les nombreux dommages à court, moyen et long terme de l’agent CS sur l’organisme de la personne qui y a été sujette. Nous détaillerons ces effets dans nos prochaines « leçons ».

Pour lire l’article original, cliquer (ICI)

AGENT CS : CLASSEMENT ET PRÉCONISATION D’UNE AGENCE DE L’UNION EUROPÉENNE

Source:  https://vigimi.fr  – Publié  le 6 mai 2019

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Cette note concerne la matière première industrielle, ce que nous comprenons bien. Mais comme pour tout produit chimique, justement, la dangerosité est directement liée à la concentration et la durée d’exposition de l’individu (respiration, ingestion, contact avec la peau et les yeux), et à l’état de santé de l’individu.

C’est pour cela que nous exigeons que notre haute hiérarchie et les fabricants-fournisseurs nous communiquent sans plus de délais, les compositions des munitions que nous avons l’ordre d’utiliser.

Danger !

Selon la classification fournie par les entreprises à l’ECHA (European Chemicals Agency) dans les enregistrements REACH, cette substance est mortelle en cas d’inhalation, toxique en cas d’ingestion, très toxique pour les organismes aquatiques avec des effets néfastes à long terme, provoque une irritation oculaire grave, peut provoquer une réaction allergique cutanée et peut irriter les voies respiratoires.

Au moins une entreprise a indiqué que la classification de la substance est affectée d’impuretés ou d’additifs.

De plus, la classification fournie par les entreprises à l’ECHA dans les notifications CLP indique que cette substance peut provoquer des symptômes d’allergie ou d’asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation.

Description des premiers secours

Si inhalé

Fatal si inhalé. Sortez la personne de la zone contaminée et restez au repos à l’extérieur ou dans un endroit bien ventilé. Les effets irritants induits par le CS peuvent durer 30 minutes ou plus après avoir quitté la zone contaminée. En l’absence de respiration, pratiquer la respiration artificielle.

En cas de contact avec la peau

Laver avec du savon (sans huile) et beaucoup d’eau. Enlever / Enlever immédiatement tous les vêtements contaminés. Peut causer des réactions allergiques, en cas de contact avec les yeux.

Si nécessaire, rincez abondamment à l’eau pendant au moins 15 minutes après avoir retiré les lentilles de contact, consultez un ophtalmologiste. Prévoir des fontaines pour le lavage des yeux et des douches de sécurité dans les ateliers où le mélange est manipulé.

En cas d’ingestion

Nocif par ingestion. Si la victime est consciente, rincez abondamment la bouche avec de l’eau. Rechercher immédiatement un avis médical. Ne pas faire vomir, pour une personne inconsciente. Peut causer des dommages à l’estomac.

Principaux symptômes et effets, aigus et différés

INHALATION : irritation des voies respiratoires, nausées, vomissements, difficultés respiratoires, maux de tête, hyperémie pulmonaire.

INGESTION : Diarrhée, spams, convulsions.

PEAU : rougeur, sensation de brûlure, formation de vessie en cas de réaction allergique.

YEUX : effet lacrymal, sensation de brûlure, irritation, conjonctivite, rougeurs, lumière aveuglante.

Traduction de la note REACH sur le site de l’ECHA

Sources de l’article :

https://echa.europa.eu/brief-profile/-/briefprofile/100.018.435#collapseSeven

https://echa.europa.eu/registration-dossier/-/registered-dossier/26045/9

Pour lire l’article original, cliquer (ICI)

Une réponse pour PRODUIT DE PRÉVENTION DU GAZ CS TESTÉ SUR DES GENDARMES, MAIS AUCUNE DOTATION SUR LE TERRAIN !!!

  1. Christian SÉBENNE

    Ceci n’est pas sans rappeler comment l’exécutif et ses apprentis sorciers sont dans la pure logique du camp d’extermination de Gaza, dès lors la France est leur champ d’expérimentation où ils s’essaient à la mise en pratique de l’élimination totale non seulement du peuple, mais aussi des forces de police de gendarmerie et de l’Armée.

    Pas besoin d’aller bien loin pour en trouver la preuve, combien de policiers, gendarmes et militaires sont morts des suites des explosions nucléaires au Sahara et à Mururoa, ceux-ci ont servi de cobayes humains pour des expériences grandeurs nature, décidées là aussi par l’exécutif. Qui a pleuré pour ces martyres…?

    http://www.anvven.net

    Que dire de toutes ces munitions, obus balles en tous genres, enrichies avec des déchets radioactifs que l’OTAN et les USraéliens ont disséminé à travers le monde et ce, notamment depuis le Kosovo, combien de militaires ont servi de “matériel“ et ont développés des cancers incurables.

    Il est même rapporté que des gaz seraient enrichis au cyanure : « Des ordonnances ont été établies et les personnes prélevées ont signé un consentement écrit », précise M. Fiévet. Le document, consulté par l’AFP, mentionne des « analyses biologiques des thiocyanates sanguins », qui peuvent à un niveau élevé dans le sang ou les urines, être le signe d’une intoxication au cyanure.

    http://www.francesoir.fr/actualites-france/rumeurs-cyanure-et-lacrymo-des-prises-de-sang-sauvages-pendant-les-manifs-de

    En « 1984 », George Orwell avait écrit ceci : « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice ».

    Il est tard, mais il n’est jamais trop tard de prendre conscience.

    Christian Sébenne

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