Condamnation du colonel Laurent Collorig du 6 février 2018, les défendeurs toujours pas indemnisés!

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Collorig

Condamnation du colonel Laurent Collorig du 6 février 2018, les défendeurs toujours

pas indemnisés!

Le 12 avril 2018, armée média publiait un article intitulé  » AFAR: 1 – Colonel Laurent COLLORIG: 0. Voilà ce qui arrive quand on attaque l’AFAR pour diffamation, une condamnation pour l’initiateur de la procédure » ayant généré plus de 16 900 vues à ce jour et 72 partages.

Pour lire l’article, cliquer (ICI)

  • Rappel des faits:

Suite à la publication de deux articles sur Armée média intitulés:

 » Un Colonel commandant de section de recherches mis en cause pour violences psychologiques et harcèlement moral au travail! » ( publié pour la première fois le 29 septembre 2017 ) 

et

« ACTE II: Un Colonel commandant de section de recherches mis en cause pour violences psychologiques et harcèlement moral au travail! » ( publié pour la première fois le 2 octobre  2017 ),

cet officier supérieur de gendarmerie a initié une procédure en référé pour diffamation contre :

L’Association des Forces Armées Réunies (AFAR)

M. Paul MORRA en son nom propre et en sa qualité de président de l’AFAR

M. Gérard GUEDON en son nom propre et en sa qualité de membre de l’équipe éditoriale de la publication d’Armé média.

  • Pour lire ces deux articles, cliquer sur les liens ci-dessous:

Article COLLORIG

Article COLLORIG 2

Après des assignations successives en référé pour diffamation, le Colonel Laurent COLLORIG finit par se désister au dernier moment, le jour de l’audience, ce qui lui vaudra d’être condamné par le Tribunal de Grande Instance de VERSAILLES à payer à chacun des trois défendeurs la somme de 500€ en application de l’article 700  du Code de Procédure Civile.

Les défendeurs ont été informés par leur avocat le 11 septembre 2018 que malgré des relances à maintes reprises, le contradicteur (le colonel Laurent COLLORIG) n’avait toujours pas honoré le paiement des sommes auxquelles, il a été condamné.

Rappelons, l’affaire BENALLA et les propos du chef de l’Etat:  » la République demeurait « inaltérable » ».  Edouard Philippe disait  « J’ai toujours témoigné mon soutien aux forces de l’ordre. C’est pour cette raison que je ne peux pas admettre que certains viennent, par leur comportement, jeter le doute sur l’exemplarité et l’intégrité des forces de l’ordre », a déclaré le premier ministre, chahuté par les parlementaires de l’opposition. Le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a lui aussi réprouvé l’attitude de M. Benalla. « Personne n’est protégé dans ce pays, quel que soit son statut ». 

Monsieur le Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, vous avez une belle occasion pour faire respecter  ce critère  » d’exemplarité » souvent revendiqué mais constamment bafoué, ce colonel de gendarmerie étant placé sous votre autorité.

Voici un exemple concret qui permettra de le vérifier…

La pilule est certainement dure à avaler  pour cet officier supérieur de gendarmerie à l’origine d’un contentieux  civil pour défendre « son honneur »! 

L’honneur aurait été de  respecter une décision de justice, ce qui est particulièrement méprisant pour la justice , les défendeurs et les valeurs de la République française que les militaires se sont engagés à SERVIR avec FORCE et HONNEUR!

Il n’a jamais fait appel de ce jugement qui est devenu définitif même si une procédure au fond est toujours en cours à son initiative. Là encore, il y aurait beaucoup à dire…

Il est légitime de s’interroger sur le remboursement des sommes avancées par la protection fonctionnelle le concernant s’agissant des deniers de l’Etat. Là encore, une réponse de la DGGN serait de bon aloi. La cour des comptes serait bien avisée d’étudier pour son prochain rapport, les sommes utilisées,  versées aux mis en cause, remboursées en cas de condamnation et souvent refusées aux victimes en matière de protection fonctionnelle.

Un tel comportement vis à vis d’une décision de justice devenue définitive non exécutée porte atteinte à l’image de marque de la gendarmerie nationale. Dans cette logique, une sanction disciplinaire serait un minium d’autant plus que cet officier supérieur est toujours en activité.

Pour l’exemplarité du chef, Bravo!

Que tous les subalternes en prennent de la graine, ils auront de quoi se justifier  si leur comportement est critiqué par leur hiérarchie pour des faits de moindre importance, ce qui est souvent le cas. 

Là encore, l’usage est de harceler et de sanctionner les victimes malgré des textes de loi qui les protègent et interdisent ce type de sanction disciplinaire.

Est-ce cela l’exemplarité du chef? Pour armée média et l’AFAR, l’exemplarité est un mot noble qui a un tout autre sens!

Chers lecteurs, vous avez tous les éléments pour vous faire votre propre jugement.

 

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