Ces rapports de policiers qui ruinent les versions officielles de leur hiérarchie

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Ces rapports de policiers qui ruinent les versions officielles de leur hiérarchie

Signe alarmant pour le pouvoir, les policiers de base n’hésitent plus à contredire les versions officielles présentées par les autorités et à faire fuiter leurs rapports dans les médias.

On se souvient de la blessure à l’œil de Jérôme Rodrigues lors de l’acte 11 du 26 janvier. La version officielle voulait qu’il ait été touché par les éclats d’une grenade de désencerclement et non par un tir tendu de LBD 40… jusqu’à ce qu’un policier reconnaisse dans son rapport avoir bien fait usage de son lanceur de balle de défense sur le lieu et dans le créneau horaire correspondant à la blessure du “Gilet jaune”.

Lors de “l’accident” survenu à Geneviève Legay lors de l’acte 19 du 23 mars, c’est encore un rapport de police, mystérieusement parvenu à Mediapart, qui a saccagé la version officielle défendue par le président de la République et le procureur de Nice, contraignant ce dernier à revenir sur ses déclarations précédentes :

« Ce dont on est sûr à la vue des images, pixels par pixels, c’est qu’elle n’a pas été touchée par les forces de police, par un bouclier ou par un homme » Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice, le 25 mars.

« Les blessures de Madame Legay résultent de l’action d’un fonctionnaire de police » Jean-Michel Prêtre, le 29 mars dans une interview à Nice matin.

Un mal-être policier de plus en plus criant et ouvertement exprimé

Cette pagaille dans les déclarations officielles des autorités ne témoigne pas d’un amateurisme approximatif de celles-ci, mais plus gravement d’un mal-être de plus en plus profond chez certains éléments des forces de l’ordre devant les consignes qu’on leur demande d’appliquer. Au point de faire fuiter leurs rapports dans les médias.

Sans même parler des suicides – plus de vingt depuis le début 2019 – qui reflètent un malaise encore plus profond dans les rangs policiers, on rappellera aussi les actes d’insubordination sur les lieux de manifestations – comme ce CRS frappant son supérieur hiérarchique à Toulouse en plein acte 15 – et on notera les témoignages concordantsrapportant les propos de policiers de base excédés par les ordres reçus après la “bavure” dont fut victime Geneviève Legay :

“Les mecs qui nous ont mis les menottes avaient honte ! Les gendarmes étaient dépités, et nous ont dit :“C’est Souchi… on peut rien dire, mais faites le nécessaire, vous avez son nom.” Tous les flics avec qui on a parlé en GAV [garde à vue] nous ont supplié de faire quelque chose contre Rabbah Souchi : “On peut rien dire mais vous, vous pouvez”” (un street-medic de Nice le 23 mars).

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Une réponse pour Ces rapports de policiers qui ruinent les versions officielles de leur hiérarchie

  1. Christian SÉBENNE

    Ce “pseudo pouvoir“ rendu aveugle et englué dans ses propres mensonges oppose une radicalisation croissante contre le mouvement des Gilets Jaunes par la force de plus en plus brutale.

    Appliquant les conseils et méthodes sionistes et poussant toujours plus loin vers le pire, ils en seraient rendus à “employer“ des grenades des LBD qui seraient en fait enrichies au cyanure, oui au cyanure ça ne vous rappelle rien… tous trinqueront : passants, Gilets jaunes, Policiers, Gendarmes et Militaires.

    Ça ne vous rappelle rien…?

    https://fr.sputniknews.com/france/201904071040645213-cyanure-formule-chimique-gaz-lacrymogne-police/

    Christian Sébenne

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