Ma réponse au Général (2S) Patrice PAULET, PDG de l’AGPM

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AGPM

Ma réponse au Général (2S) Patrice PAULET, PDG de l’AGPM

Chers camarades de la communauté militaire,

J’ai décidé de mettre en ligne une réponse que je viens d’adresser au Général (2S) Patrice PAULET, PDG de l’AGPM sur ma situation personnelle, car beaucoup d’entre-vous portent à ma connaissance des rejets infondés pour des exclusions de garantie.

C’est parce que ce type de litige concerne beaucoup de militaires et leurs proches qui sont traités de manière indigne par des compagnies d’assurance qui se prétendent: « Acteurs privilégiés de la protection sociale des militaires français » alors même qu’ils se comportent comme des acteurs négligeants et méprisants des militaires qu’ils sont censés  protéger.

N’abandonnez jamais. Vous avez des droits et vous êtes légitimes pour les faire valoir. Consultez toujours un avocat compétent pour connaître votre intérêt agir dans une démarche contentieuse.

Pour ceux qui ont connu des déboires avec leur assurance, envoyez-moi vos documents et je les mettrai en ligne pour faire éclater  la vérité sur ces assureurs dont les moyens de communication vous trompent sur vos garanties.

Ci-dessous, les liens de courriers échangés avec l’AGPM:

Lettre du 13 septembre 2017 en réponse au Général PAULET PDG AGPM

Réponse Général PAULET PDG AGPM 5 septembre 2017

Courrier 24 mai 2017 AGPM Armée média

En espérant que ces informations puissent vous venir en aide.

*****

Ma réponse au Général (2S) Patrice PAULET, PDG de l’AGPM

Saleilles, le 13 septembre 2017

Général (2S) Patrice PAULET

PDG AGPM

Rue Nicolas Appert

83086 TOULON Cédex 9

OBJET: – Votre courrier réponse en date du 5 septembre 2017 rejetant mes droits à garantie relatifs à mes blessures traumatiques en service à l’origine d’un syndrome post-traumatique sévère et compliqué en raison des multiples événements traumatisants survenus tout au long de ma carrière professionnelle.

REFERENCES: – Contrat de carrière (Décès invalidité)

– Référence N° XXXXXXXXXXXXXXXXXX

– Article 58 du Code de Procédure Civile pour une résolution

amiable du litige.

Mon Général,

J’accuse réception de votre courrier réponse cité en objet.

Sur vos propos relatifs à l’AGPM, je vous cite:«L’AGPM acteur privilégié de la protection sociale des militaires français, sait apprécier le courage que requièrent certaines missions tant en milieu hostile que sur le territoire français».

En ce qui me concerne, vous êtes à mille lieues de vos ambitions et de vos prétentions. Les beaux discours n’ont jamais remplacé les actes des hommes de terrain que ce soit sur le territoire national ou à l’étranger. Il y a ceux qui exposent leur vie au front et ceux qui les regardent derrière et en parlent, parfois même en s’appropriant leurs exploits!

Pour oser faire référence au «courage» en tant que spectateur, cela me paraît pour le moins indélicat envers les acteurs militaires qui eux, ont fait preuve de courage dans leur vie en diverses occasions. Le courage dont j’ai fait preuve en ces circonstances, à l’instar de celui d’autres de mes camarades dans ma situation, a été souligné et reconnu par de très hautes autorités militaires et ministérielles. Il est de ce fait incontesté et incontestable!

Je laisse cela à ceux qui ont le temps de bavasser à l’occasion de cocktails en mangeant des petits fours.

Ces mots sont certes impitoyables mon Général, mais ils reflètent les maux des blessés de guerre dont beaucoup paient le prix fort de leur souffrance qui les ronge quotidiennement par le sacrifice de leur vie.

Je dis cela sans aucune acrimonie, je puis vous l’assurer. Je défends comme vous le savez parfaitement, des blessés de guerre et des victimes.

Ce type de sophisme que vous employez à dessein et que l’on nous oppose pour faire obstacle aux droits légitimes des militaires m’épuise dans un état de santé déjà bien fragilisé, je dois vous l’avouer.

Cependant, mon combat pour le respect du droit des militaires au sein des armées en général et des acteurs associés reste malgré tout intact et j’y emploie toute mon énergie.

Pour ma part, j’exècre l’injustice d’autant plus quand elle est sociale et discriminante envers les militaires.

Vous faites allusion à un courrier du 1er décembre 2015. Ne l’ayant pas réceptionné certainement à cause d’un problème d’acheminement, je suppose, je vous demande de m’en adresser une copie pour en prendre connaissance car il m’a été lu par téléphone par une de vos conseillères à ma demande.

Pour ma part, j’ai appris le classement sans suite de ma première demande par une information mise en ligne sur le site de l’AGPM.

Concernant, l’évocation sibylline de votre courrier qui indiquait: «clairement que, d’un de point de vue contractuel», nous ne pouvions faire droit à ma demande de prise en charge ; ce type de réponse allusive est encore une fois, le mépris que vous m’opposez, car il s’agit d’une tromperie!

Le courage mon Général, c’est de m’opposer «explicitement la clause contractuelle ou l’exclusion de garantie qui fait obstacle à mes droits». J’attends avec grande impatience votre réponse sur ce point que vous ne serez pas en mesure de me communiquer. Je l’affirme haut et fort. En la circonstance, votre propos ne veut rien dire en Droit!

Votre réponse est de surcroît non conforme aux lois en vigueur en matière contractuelle, vous devriez le savoir plus que tout autre!

J’ai posé cette même question précise à votre conseillère. Elle m’a répondu: « Je ne peux pas vous le dire ». Elle était manifestement embarrassée. Cela en dit long… Pourquoi ne pas répondre simplement, si votre argumentaire est évident et que vous êtes sûr de votre bon droit?

Est-ce cela l’attitude honnête d’un acteur privilégié de la protection sociale des militaires français? Je ne le crois pas. Ce n’est pas un sentiment subjectif mais une affirmation objective!

Vos pratiques de communication actuelles reposent sur des techniques de manipulation pour faire abandonner vos adhérents ayant des droits légitimes à garantie. Voilà, une vérité que vous devriez voir en face et accepter!

Ce n’est plus l’AGPM que j’ai connu, je puis vous l’assurez.

Je retrouve ces mêmes méthodes au sein des armées par vos homologues pour faire obstacle aux droits légitimes des militaires. Je pense que vous en conservez l’expérience que vous mettez de nouveau à profit dans vos nouvelles fonction en qualité de Général (2S). C’est dommage!

Fidèle depuis 30 ans à l’AGPM, j’étais en droit d’attendre autre chose d’un Officier Général, PDG de cette compagnie d’assurance.

D’un point de vue contractuel, je vous demande en conséquence, de m’indiquer précisément et autrement que par des propos allusifs, les raisons de fait et droit nous liant contractuellement qui ont pour conséquence de m’exclure des garanties que j’ai souscrites auprès de votre compagnie lors de mon engagement dans la gendarmerie nationale en 1987.

Après un examen attentif des conditions générales et des conditions particulières de mon contrat, je n’ai retrouvé aucune exclusion de garantie explicite et précise rejetant mes blessures traumatiques qui doivent être considérées comme un accident, ce que vous ne pouvez ignorer.

Je rappelle que le décret du 10 janvier 1992 déterminant les règles et barèmes pour la classification et l’évaluation des troubles psychiques de guerre (NOR: ACVP9120015D – Version consolidée au 31 décembre 2016) stipule :

« La névrose traumatique de guerre (ou en relation avec des catastrophes naturelles ou tout autre événement exceptionnel à caractère individuel ou collectif) doit être considéré comme une blessure et ne peut être assimilée, d’un point de vue structural, aux états névrotiques au sens classique attribué à ce terme en psychopathologie, qui constituent des maladies.

                                   Je vous prie de croire, Mon Général, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

LT MORRA Paul

  Paul MORRA

3 Réponses pour Ma réponse au Général (2S) Patrice PAULET, PDG de l’AGPM

  1. Att de M. Paul Mora,

    Les explications que vous donnez, ainsi que la lettre adressée au général en charge des dossiers de l’AGPM dont vous joignez ici la copie concernant les traumatismes dont vous êtes victime, sont amplement justifiés de votre part.

    En l’occurrence, vous avez raison sans fausse pudeur d’exprimer votre cas, car, combien sont restés dans l’anonymat le plus total, victimes eux, d’expériences militaires débiles, où, par le hasard de leur hiérarchie le sort a voulu que nombreux servent de cobayes et ont été exposés aux explosions nucléaires en Algérie.

    Dans l’indifférence la plus totale, ceux qui ont décidé du sort de ces personnes n’ont jamais assumé leurs actes, ces « cobayes » dans la fleur de la jeunesse furent minés par les radiations, défigurés, leur vie brisée, véritable rebus de la société sont morts prématurément dans le silence le plus total, tel fut bien le seul souhait réalisé par ces décideurs de telles expériences qui n’ont pas de nom.

    Sans vouloir faire d’amalgame, et sans aucun esprit antimilitariste, rien ne sert de leçon, il en va hélas ainsi de ceux qui nous dirigent actuellement, tel hier, c’était François Hollande qui, tel un gamin psalmodiait « la guerre, la guerre, la guerre… », propulsant notre pays dans des guerres abscons, sans mesurer les conséquences de ses actes, ne parlons pas du ridicule de la situation une fois que le destin a scellé la fin du combat et qui aura couté la vie et estropié combien d’innocents, c’est tel est pris qui croyait prendre.

    Solidaire des épreuves que vous traversez, merci pour vos explications, souhaitons que votre exemple serve d’exutoire et soit une bouffée d’espoir permettant à ceux qui se trouvent dans des situations difficiles similaires de se défendre et d’être défendus correctement.

    Christian Sébenne

    • Mon cher Christian SEBENNE,

      Je vous lis toujours avec grand intérêt.

      Merci pour votre soutien.

      Il m’arrive d’illustrer des pratiques illégales au sein des armées ou comme dans le cas présent, dans le domaine des assurances car cela concerne beaucoup de camarades.

      Vous savez qu’à la tête de ces grands groupes, on y retrouve souvent des généraux 2S.

      On peut tout imaginer, par exemple, des appels téléphoniques pour vous nuire, quand on agace comme je peux le faire en haut lieu.

      Les réseaux d’influence, vous connaissez cela parfaitement bien.

      Malheureusement, ce n’est qu’une hypothèse qui ne peut être prouvée à l’heure où je vous parle, mais la question reste cependant légitime.

      J’ai de nombreux exemples personnels qui sont le reflet de pratiques illégales institutionnalisées au sein des armées que rencontrent d’autres militaires.

      Les preuves que je détiens attestent de toutes ces pratiques que je dénonce énergiquement.

      Je ne peux malheureusement pas tout publier me concernant, car je serai une cible facile pour ceux qui veulent dénigrer mes actions qui sont uniquement fondées sur la défense des intérêts collectifs des militaires et le respect du Droit pour tous.

      Comme vous le savez, beaucoup de camarades militaires vivent des situations difficiles. Ils m’en parlent chaque jour mais ils ont peur de publier leurs documents par crainte de représailles.

      C’est pour cela que je modère ce que je serai à même de diffuser me concernant.

      Je peux vous assurer que les preuves que je détiens: courriers, courriels et enregistrements peuvent en faire trembler plus d’un en haut lieu.

      Des médias nationaux ont été informés de mes éléments et en détiennent les preuves mais tout est noyauté comme vous le savez pour ne pas interférer dans la communication bien huilée qui est diffusée par les armées et la gendarmerie nationale qui n’est en fait qu’une propagande pour tromper les citoyens de la triste réalité du monde militaire.

      C’est la raison pour laquelle, il n’est intenté aucune action en justice contre moi. Je n’ai aucune crainte à ce sujet malgré les menaces dont je suis victime régulièrement.

      En votre qualité d’ancien journaliste, vous savez que des informations comme je les publie mettant nommément en caus des généraux ou des magistrats seraient aussitôt contestées et démenties dans l’hypothèse où je ne serai pas à même de prouver mes affirmations.

      C’est la meilleure preuve que je puisse avancer.

      A bientôt sur Armée média. Paul MORRA

  2. Monsieur MORRA,

    Notre République qui n’a plus que le nom de république, si je puis m’exprimer ainsi, son plus grand défaut est de croire que les principes démocratiques, de liberté, égalité et fraternité de notre quotidien, nés une nuit le août 1789 s’adressent à tous ses Administrés, sujets de Droit, notamment le citoyen lambda comme nous; erreur et fiction impossible sous l’Ancien Régime, qui avait le mérite de distinguer sans ambiguïté ni équivoque et avec clarté, entre la Classe de notre appartenance à la Roture, et celle des Aristocrates,représentant les élites dirigeantes du pays, totalement distinctes et étanches entre elles….
    cette situation « républicaine », n’est-elle pas le fruit du grippage jusqu’à avoir bloqué complètement l’ascenseur sociale de la République depuis plusieurs décennies ? Voilà pourquoi il me semble nécessaire et vitale de soutenir toutes les actions qui favorise l’apport d’un nouveau « Régule » aux organes de fonctionnement de nos systèmes censés préserver notre Démocratie….
    Richard BEN AMOUR
    Toulon, le 13 septembre 2017.

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