IGAG ACTE III: Pratiques illégales au sein du Service Santé des Armées

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Chères lectrices,  chers lecteurs,

Suite à mes précédents articles en réponse au Général VECHAMBRE, Inspecteur Général des Armées Gendarmerie:

IGAG – Médiateur militaire: Chronique d’un fiasco annoncé !

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IGAG – Médiateur militaire: ACTE II « Tout est normal Madame la Marquise »

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Je vous propose de prendre connaissance des manœuvres et des pratiques illégales existantes au sein du Service Santé des Armées (SSA) pour porter atteinte aux droits des militaires et notamment aux victimes de harcèlement moral au travail.

Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur tous les personnels du SSA dont la majeure partie sont des camarades remarquables dans leur engagement en soutien et au profit de tous les militaires. A titre personnel, j’ai le plus grand respect pour des médecins et autres acteurs de ce service qui m’ont écouté et aidé pour ma situation personnelle.

Néanmoins, toute institution  n’est que le reflet de la sociologie de notre société avec ses bons et ses mauvais côtés.

A titre personnel, j’exècre tous ceux qui trahissent le serment d’Hippocrate et les valeurs militaires pour détruire nos camarades. C’est la raison pour laquelle, je fais ce choix de publier des documents intimes factuels et irréfutables pour servir la cause de toutes celles et ceux qui, comme moi ont souffert d’agissements illégaux de ces praticiens médicaux indignes. Dans leur constance habituelle, ces corrompus sont toujours couverts par leur hiérarchie ce qui est fort dommageable.

En premier lieu, quelques photos de documents déchirés issus de mon dossier médical. Ces clichés ont été réalisés  à l’occasion de la consultation de mon dossier médical. C’est ainsi que j’ai pu constater que mon dossier avait fondu de quelques centimètres d’épaisseur ayant été épuré de quatre années. Je vous laisse de libre de vos observations.

Ci-dessous, mes courriers adressés au Général, Médecin Inspecteur Général du Service Santé des Armées. Bien entendu, aucune réponse à ce jour. A quoi servent de si hautes autorités, si elles sont manifestement incapables de faire la lumière sur de tels faits. Pour ma part, je n’y cois plus.

Première saisine Médecin Général service santé des armées et attestation infirmier

Seconde Saisine Médecin Général Inspecteur Général du service de Santé des Armées

Je vous laisse apprécier sur le cinquième cliché la mention « Vol bleu » inscrite par le Médecin-chef  GUYONVARCH, auteur  du harcèlement que j’ai subi. Ce médecin sans déontologie, s’est fait le bras armé de ma hiérarchie pour me détruire psychologiquement. Il m’a notamment humilié en me traitant d’échec scolaire puis en me menaçant de psychiatrisation. Voilà l’ exemple de ce qu’un médecin-chef des armées, usant de son autorité médicale est capable de faire  pour détruite une victime. Tirez-en vos propres conclusions, me perdre en adjectifs serait superflu et lui donnerait une importance qu’il ne mérite pas.

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Ci dessus, entre les deux taches noires, l’inscription   » Vol bleu »

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La mise à exécution de la menace de psychiatrisation par le médecin-chef GUYONVARCH, les  fiches de renseignements sur le comportement établies par ma hiérarchie pour initier  cette pression supplémentaire afin de me harceler, ont déjà été mise en ligne. On y retrouve notamment un faux en écriture grossier établi une fois par le Capitaine JANIACZYK puis une seconde fois par le Colonel TRAVERS. C’est la preuve d’une collusion entre la hiérarchie et un médecin-chef du SSA. L’indépendance revendiquée de ces services n’est qu’un leurre  pour vous duper. Dans les faits, les services sont de mèche pour détruire le militaire qui ose remettre en cause l’ordre établi. Cela n’est pas l’armée! La Discipline que nous acceptons par notre engagement, n’est pas unilatérale puisqu’elle s’applique aussi à tous nos chefs qui ont le devoir de veiller aux intérêts de leurs subordonnées.

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La réponse du 15 novembre 1999, du docteur LEHERICY, Médecin psychiatre, est cinglante! Je vous laisse la savourer.

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 » … L’examen psychiatrique n’objective aucune pathologie dans les registres psychotiques, névrotiques, psychopathiques ou dysthymiques. 

Il n’existe pas de pathologie franchement pathologique au sens stricte du terme. Il existe par contre une composante  sensitive du caractère avec psychorigidité, méfiance, hyperesthésie et recours systématique au Droit pour régler les différends.

Une évolution ultérieure vers une décompensation dépressive à thématique revendicative n’est pas exclue.

En tout état de cause, il s’agit ici d’un problème de caractère  dans un milieu militaire hiérarchisé avec affrontement de deux logiques: la Loi et la discipline.  

Les conséquences à tirer de cette inadéquation sont du domaine des  droits  de l’individu et du fonctionnement des institutions. Le psychiatre ne peut guère intervenir que comme régulateur et soutien dans ce conflit dont je ne vois guère de sortie tant les logiques sont divergentes. 

La pathologie réside donc dans l’inadéquation d’un individu à une institution. Ce type de dysfonctionnement systémique relève d’une prise en charge de l’ensemble des protagoniste… »  

Il est grand temps qu’au sein des institutions militaires, le Droit soit enfin reconnu pour que: » l’Armée respecte enfin la LOI! »

Ceci est la démonstration flagrante et irréfutable que les droits de l’individu au sein des armées sont bafoués. Ils sont volontairement occultés et refusés  aux militaires de manière totalement arbitraire et illégale. La raison en est très simple. Il s’agit d’un pur positionnement corporatiste de nos chefs, pour ne pas remettre en cause  cette tour d’ivoire qu’est la « HIÉRARCHIE », dont la crainte des subordonnées sert de socle au « bon fonctionnement des institutions militaires ».

Aujourd’hui avec la professionnalisation des armées, l’état d’urgence, la menace de risque d’attentat de plus en plus élevée, ce mode de fonctionnement est devenu obsolète et destructeur pour ces Femmes et ces Hommes d’Honneur qui font esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême,   pour assurer la sécurité de la Nation et de tous les citoyens. 

Cet archaïsme que l’on pouvait comprendre il y a une vingtaine d’années, époque où au sein des armées régnaient en maître, des chefs béotiens au cerveau reptilien n’est plus tenable aujourd’hui. Il est grand temps, que nos grands chefs, qui se revendiquent être des  Hommes d’Honneur, agissent de manière loyale, neutre, en respectant la discipline du chef. Pour ce faire, ils doivent écouter certes, mais entendre ce que disent tous les militaires et assumer pleinement leurs responsabilités sans les fuir, comme c’est le cas pour certains aujourd’hui!

Alors mon Général, avant d’affirmer que je n’ai pas été maltraité, faites un travail digne de ce nom! Dans mon cas, cela s’appelle du harcèlement moral au travail institutionnel.

Maintenant que vous savez, serez-vous maintenant un Grand-chef, un Homme d’Honneur capable d’assumer pleinement ses responsabilités? Resterez-vous terré  dans votre mutisme coupable sans reconnaître les évidences? Faites preuve de courage, vous avez mes coordonnées!    

Si vous avez besoin d’éclairage, je vous renvoie à mon article du 23 novembre 2015 intitulé « Le harcèlement au sein des armées : un sujet d’intérêt collectif pour les APNM »

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Signé MORRA Paul

Rédacteur en chef du site Armée Média, le journal de l’AFAR

 

 

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