Le Médaillé

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013-Le médaillé

Le Médaillé

Il se tient droit et fier, dans son bel uniforme, tous les plis sont tirés
Il reçoit aujourd’hui, la médaille de la bravoure, le bijou de l’armée
L’une des décorations les plus prestigieuses du monde lui sera épinglée
Sur son visage hâlé, le temps et les combats y ont laissé des traces
Son parrain derrière lui, le soutient fermement, le galvaude
Autour de lui ses camarades en arme, par milliers le regardent
Le claquement des armes se présente à lui, dans un mouvement d’offrande
Il entend bien tout çà, mais tout semble irréel, le moment est venu
Des images diffuses commencent à s’animer, et tout devient confus
Il revoit ses frères d’armes sur des terrains hostiles, il revoit ses débuts
Tout ceci se mélange, il est dans un nuage, savourant ce moment tant rêvé
Soudain une piqure, le ramène sur terre, il est un médaillé
Le bijou est planté, beau est magnifique sur son torse bombé
Ah! Comme il en est fier en rejoignant les rangs, devant ses potes armés
Sur son poitrail ancré, le tissu jaune et vert, ruban tant convoité
De la médaille militaire devant la troupe, on vient de l’honorer
On venait de lui remettre ce joyau magnifique, cette perle tant aimé
Qui honore à la fois la base de la hiérarchie et son plus haut sommet
Combien de soldats, combien de frères d’armes au cours des différentes guerres
Ont mérité et ont reçu cette magnifique médaille, qui donne des frissons
Le symbole du devoir, du courage, ainsi que la bravoure et de l’abnégation
Et sa cliquette, ça bouge au bout de ce ruban
Un magnifique trophée d’arme en guise de bélière qui papillonne au vent
Et la belle Marianne nous apparait alors cernée d’une couronne d’argent
Un cercle d’Emaus bleu donnant à ce joyau la profondeur des cieux
Nous laisse apercevoir inscrit à son revers, gravé en plein milieu
« Valeur et discipline », devise de nos aïeux
Comme il en est fier le glorieux médaillé car tous ses frères le contemplent
Salué à tout va par des cadets dont il en est l’exemple
Salué comme il se doit, par tous ses supérieurs au ton respectueux
Il se sent protégé par cet écrin qui brille
Plus rien ne peut lui nuire, une merveilleuse cuirasse
S’est posée ce matin sur sa belle poitrine
Jean-Louis Martinez

MARTINEZ Jean-Louis

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