Lettre à Jacques, que je croyais être mon ami.

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Dernier ouvrage de Monsieur Jacques BESSY, Président de l’ADEFDROMIL-AIDE AUX VICTMES : « Servitudes et souffrances militaires dans les armées françaises au XXIe siècle » aux Éditions L’HARMATTAN.

Lettre à Jacques, que je croyais être mon ami.

Cher Jacques,

J’ai grandi à tes côtés durant quelques années, dans le domaine associatif. Tu m’as apporté, c’est vrai, des connaissances particulières et singulières, en droit notamment. C’était pour moi, sécurisant d’avoir une personne de ta qualité à mes côtés, car le combat associatif que je croyais notre, est particulièrement difficile, agissant dans un milieu de loups.

Avant toi, tu le sais bien, c’est notre ami commun, Michel BAVOIL qui a été mon mentor. Je le considère comme un père, pour tout ce qu’il représente à mes yeux et tout ce qu’il a fait pour moi. Je lui en serai redevable à jamais, même s’il n’attend aucun retour me concernant. Notre amitié sincère n’a jamais reposé sur la recherche d’un quelconque intérêt personnel, mais sur des valeurs communes.

Depuis 2002, date à laquelle, j’ai fait sa connaissance ainsi que celle de sa famille que j’aime profondément, comme si elle était mienne, j’ai partagé durant de très longues années, son combat pour défendre les droits des militaires. Ce combat, il l’a porté souvent bien seul à cette époque. Il m’est parfois arrivé d’être à ses côtés chez lui, la nuit, quand il m’aidait pour ma situation personnelle. Lorsqu’il recevait des appels téléphoniques de militaires victimes de harcèlement, de discrimination ou pour d’autres faits de diverses natures, il répondait toujours avec bienveillance parfois durant des heures, en absorbant la souffrance des autres.

C’est cet investissement sans limite à l’écoute des autres, qui a eu pour conséquences, des répercussions très graves sur son état de santé. Dans mon cas, c’est idem.

J’ai un immense respect pour Mumu, son épouse, une grande sœur pour moi, qui l’a accompagné en souffrant en silence, à ses côtés.

Ce que Michel m’a appris durant ces longues années, j’ai essayé de le reproduire, en aidant les victimes qui me contactaient. Pour moi, c’était comme pour Michel, un besoin vital pour obtenir une forme de résilience à nos propres souffrances. C’était le moyen de lutter contre les injustices vécues au sein de la communauté militaire. Nous n’étions pas des cas isolés, car les nombreux dossiers traités démontraient sans peine, l’existence de beaucoup de cas similaires de victimes, chez nos sœurs et nos frères d’armes et ce, dans tous les grades et dans toutes les forces armées.

La seule différence avec Michel, c’est l’expérience que j’ai acquise au travers de mon travail, dans divers domaines. Je l’ai agrégée à cet apprentissage juridique.

Je reconnais avoir brisé vos codes et vos usages. Mais, pour mes actions et dans l’intérêt des victimes que je défends, il était primordiale d’aller vite. Il fallait retourner ces pratiques honteuses contre ceux qui les utilisaient à dessein et sans vergogne.

C’est peut-être ainsi, qu’ils auront eux-mêmes gouté, à ce qu’est la souffrance. C’est un juste retour des choses, je crois.

Je t’ai cru honnête dans notre combat, car Michel me disait de toi, que tu étais comme un frère pour lui. J’ai eu confiance en toi jusqu’au mois de décembre dernier, où ta vraie personnalité s’est révélée contre toute attente.

En effet, j’ai assumé les fonctions de Président d’une Association Professionnelle Nationale de Militaires (APNM), dont l’assemblée constitutive s’est déroulée le 5 décembre 2015. Nous avons œuvré chacun de notre côté, en toute indépendance, dans le cadre d’un partenariat que tu as souhaité officieux entre nous. Cela a permis à l’APNM que j’ai eu l’honneur de présider, de bénéficier d’un soutien logistique important pour nous développer, ce qui a été le cas.

Dans le cadre de mes fonctions associatives, tu m’as parfois sollicité pour obtenir des solutions pour un de tes adhérents et inversement. Avec des membres du conseil d’administration de notre APNM, nous avons orienté des victimes chez toi, dans le pur respect de notre partenariat, chacun restant dans ses prérogatives.

Mais, dans le cadre des dossiers que je traitais, il y avait celui d’une camarade qui vivait entre autre, un harcèlement moral au travail et des turpitudes scandaleuses et particulièrement honteuses, par des acteurs de services institutionnels. Ce militaire a payé son adhéson chez toi plus le forfait de traitement de son dossier, soit une somme totale de 120€. Au sein de l’APNM, elle a pris son adhésion pour 15€. C’est le prix payé pour tout l’investissement que j’ai consacré à ses côtés. C’est bien suffisant, car mon engagement est purement bénévole et l’argent n’a aucun intérêt dans mon action associative.

Détruite par des personnels de tous grades et de services prestigieux, impactant aussi sa famille: son mari, ses enfants, sa maman, ses proches, j’ai pris sa défense pour l’aider dans sa souffrance et ses difficultés. Pour y arriver et dénoncer un système de corruption en bande organisée, il a fallu sortir des sentiers habituels, je te le concède. Mais, j’ai toujours agi dans la stricte légalité, en usant des mes prérogatives liées à mes différentes fonctions. Mon seul gain dans cette affaire, ce sont les coups que j’ai pris.

Tu m’as reproché, avec d’autres personnes sous ton influence, mon action envers ce militaire, en me disant que je m’étais trop investi, que j’agaçais en haut lieu, etc…

Je n’ai jamais compris cette remise en cause personnelle, car j’ai pris des risques, des coups, uniquement pour défendre la vérité particulièrement dérangeante de cette victime.

Ensuite, tes griefs à mon encontre sont devenus plus véhéments, car tu as manipulé des membres de mon conseil d’administration avec l’aide d’une tes marionnettes, placée intelligemment à mes côtés, pour me surveiller et agir le moment venu, ce qu’elle a fait pour tenter de m’évincer de ma présidence par des attaques ad hominem sans vergogne, en arguant de mensonges portant atteinte à mon honneur et à ma dignité.

Tu as dénoncé notre partenariat publiquement en te désolidarisant de mes actions. Quelle crainte avais-tu pour agir de la sorte? Étais-tu en service commandé pour des amis de promotion en difficulté? Saches que toutes mes actions ont fait l’objet préalablement, d’une information en haut lieu car je suis totalement transparent et loyal, même envers mes adversaires.

Si j’ai agi de la sorte, c’est parce que le silence était de mise, comme c’est bien souvent le cas. C’est une pratique élémentaire en matière de communication et de gestion de crise. On attend pour voir comment cela évolue et pour intervenir le cas échéant. Tu le sais parfaitement d’autant plus, que la justice allait juger les faits, sur des faux notamment, ce que tout les acteurs concernés savaient.

Tu ne t’es pas contenté de cela, car connaissant mon état de santé fragilisé en tant que blessé de guerre, tu en as profité pour me dévaloriser sur ce point.

Que t’es-t-il arrivé Jacques pour agir ainsi, toi qui revendiquait ton aura, sur la « Place de Paris ». Cette reconnaissance, tu en as autant besoin que cela pour trahir tes convictions de justice? Tu défends les droits des militaires et tu me tires dessus à boulets rouges, en usant de pseudos ridicules pour des commentaires acerbes et blessants.

Mon cher Jacques, ton écriture et tes mots doctes que tu places comme un besoin irrépressible de marquer de ton empreinte ces commentaires, ne laissent aucun doute sur tes actions.

Tu viens de sortir un livre « Servitudes et souffrances militaires dans les armées françaises au XXIe siècle ». J’ai mis un commentaire sur le site de l’Adefdromil Aide Aux Victimes conforme à votre charte et déontologie de publication. Tu t’es opposé à sa mise en ligne en censurant mes propos. Est-ce digne de toi, cher Jacques? Tu as si peur de mes mots que tu dois agir ainsi?

Sur Armée Média, les commentaires restent en ligne et ne sont pas censurés quand ils sont contre moi. C’est la différence entre nous, car moi, je m’exprime à visage découvert avec ma propre identité.

Ce livre que je ne lirai pas, car je n’ai rien à y apprendre sur la souffrance qui est une composante de ma vie depuis de très longues années, aurait du être une œuvre collective avec ton ami Michel BAVOIL. Tu l’as manifestement oublié, sachant que la plupart des références que tu sites sont relatives à l’action de Michel au sein de l’Adefdromil, dont il a été président cofondateur avec Joseph RADAJEWSKI, c’est un manque de respect, à minima, et une trahison, je crois.

Pour en finir, je te pose une seule question :

Jacques, pourquoi avoir agi de la sorte et pour quels intérêts ?

Cordialement et sans rancune.

Paul

Ci-dessous, mon commentaire adressé à M. Jacques BESSY, non publié par l’Adefdromil et vous comprendrez bien aisément pourquoi :

Propos liminaires


J’ai cru durant de longues années à tort, qu’il faisait partie de mes amis très proches.
Mais hélas, la vérité de son action ces derniers temps pour me détruire en vain, a révélé sa vraie nature: un homme qui n’est qu’un leurre en matière de défense des droits des militaires qu’il revendique haut et fort, n’agissant en fait, que pour des ambitions personnelles.
En réalité, il use et abuse de son aura et de ses relations, pour interférer (qui sait sur demande de qui?) dans les dossiers de victimes militaires qui gênent les hautes autorités militaires et que je défends.

On ne change pas les relations d’officiers qui ont fréquenté les mêmes promotions, dans les mêmes grandes écoles et leurs intérêts communs, quand certains d’entre eux sont la cible de la défense de la vérité.

C’est ainsi, que j’ai eu à déplorer son œuvre pour la destruction de ceux qui agissent réellement pour défendre les militaires victimes alors que lui, les écrase sans vergogne. Bien qu’il ait menacé de porter plainte à mon encontre, il n’osera jamais le faire, compte tenu des preuves accablantes que je détiens, ce qu’il sait parfaitement.

Pour moi, l’Adefdromil, n’aura eu qu’un seul vrai Président, c’est Michel BAVOIL avec qui, j’ai partagé des moments inoubliables et historiques de cette association qui a fait ce que je suis aujourd’hui. J’ai également une pensée particulière pour Joseph RADAJEWSKI, son trésorier. Ce sont eux les vrais pionniers de la défense des droit des militaires. Le reste n’est que littérature…

Tirez-en vos propres conclusions.

Commentaire non publié:

Bonjour Jacques,

Heureux de constater que tu t’intéresses aux souffrances des militaires. J’y ai cru durant de longues années à tes côtés. Aujourd’hui, avec ce que j’ai vu, ce que j’ai lu et ce que tu as pu faire pour détruire des militaires en souffrance dont je vois bien que tu ignores l’essence même de ce mot et des maux qu’il représente, tu voudrais te faire l’ardent défenseur de ces militaires.

Je ne remets pas en cause, ce que Michel et Joseph ont créé pour le bien des militaires, loin de là, car j’ai partagé leur combat associatif pendant de très longues années et je les félicite sincèrement pour leur œuvre.

Mais en ce qui te concerne, un peu d’humilité pour ces femmes, ces hommes, leur proches et leurs enfants, dont jamais, tu ne seras en capacité de comprendre leurs moindres souffrances, car ces victimes, trop souvent silencieuses, sont représentées par des gens comme toi, qui en parlent avec plus moins de bienveillance. Il faut savoir écouter sans juger pour ne pas affirmer sans savoir.

L’intelligence, c’est ce que l’on fait quand on ne sait pas, pas ce que l’on fait quand on sait!

Mais sache, que seule la personne qui ressent et vit sa souffrance au quotidien, de manière consciente ou inconsciente, de jour comme de nuit, connaît le degré de l’impact des conséquences sur elle-même. C’est bien un domaine où chacun est seul face à sa souffrance qui finit parfois par nous terrasser.

Tu es doté de belle capacités d’écriture avec ton langage docte, réservé pour des nantis de ton espèce, mais la souffrance, la douleur sont des mots simples et des maux qui dans bien souvent des cas, sont une condamnation à perpétuité pour les victimes, car les événements tragiques qu’elles ont subis sont irréversibles et dont on ne guérit jamais. Tous les médecins-psychiatres te le diront.

Voilà quelques mots, sans haine, juste ceux d’un de tes anciens camarades qui a un peu de légitimé pour parler de ce qu’est la souffrance en toute humilité.

L’égo n’a pas de place dans ce domaine, car lorsqu’on souffre, celle des autres nous impacte d’autant plus.

Cordialement, Paul

Signé Paul MORRA,

Rédacteur en chef.

11 Réponses pour Lettre à Jacques, que je croyais être mon ami.

  1. Quel pataqués!encore une association tournée vers son nombril,il faut vite faire l’acquisition d’un divan et embaucher un psychiatre.

  2. C’est étrange ces répétitions du même scenario… bien d’autres on subit ce personnage avant vous (AG&C,forum G&C,M&C)
    Avec les mêmes méthodes … partenariat (avec surveillance du CA en plaçant un ou des « fidèle(s) » à l’intérieur sans réciproque bien sur).

    Au premier désaccord ou si vos actions ne font pas la pub de l’adefdromil ou pire encore si elles font de l’ombre… c’est dénigrement personnel et atteinte à l’honneur par tous les moyens, même les plus vicieux.
    Quelques recherches sur le net permet de confirmer mes propos.

    Évincé la concurrence est une pratique de ce personnage, et elle a effectivement rien à envier aux syndicats:coups bas et messes basses.
    Beaucoup d’initiatives qui avait pour vocation à se corréler (dans l’intérêt des militaires) sont mortes dans l’œuf ou prématurément à cause du melon de ce monsieur.

    On y rajoute une petite exploitation personnel avec la sortie d’un bouquin … on a la cerise sur le gâteau !

    Je partage donc votre sentiment Paul !

    • Bonjour cher Joker,

      Vous semblez très bien connaître ce cher Jacques. Je n’ai aucune acrimonie à son égard, mais simplement une déception immense eu égard au temps partagé avec lui ayant cru à son amitié.

      Mon engagement associatif envers tous les militaires est sincère. J’ai partagé cette sincérité avec Michel BAVOIL, président fondateur de l’ADEFDROMIL, un véritable ami et d’autres membres de cette association qui eux, se sont battus corps et âmes pour la défense des droits des militaires, sans chercher la lumière ou même les profits.

      Avec moi, ils se sont tous cassés les dents, Jacques, certains de mes chefs hiérarchiques qui ont eu des comportements odieux avec moi. D’autres ont été des exemples pour moi. Personne n’ose répondre à mes articles car ils se sentent « merdeux ». Leur silence coupable en dit plus que tout ce que je pourrai dire. J’espère simplement que nos lecteurs en prennent conscience.

      Ils font tous une erreur de débutant, ils sous-estiment leur adversaire. Dans mon cas, ils vont le comprendre à leurs dépens. Ce que je fais, c’est pour servir la cause de tous les militaires car j’ai défendu ma situation individuelle depuis de très longues années, conformément aux règlements et lois en vigueur.

      Au terme d’un très long parcours de mauvaise de foi de mes interlocuteurs institutionnels, j’ai décidé d’employer leurs propres codes auxquels, ils ne s’attendaient pas qu’un jour, un militaire ose leur retourner.

      Pour ma part, je ne puis accepter que l’on prenne des victimes pour des imbéciles car contrairement à Jacques, je connais et je partage leurs souffrances depuis de très longues années.

      Je m’expose et je prends des risques pour les défendre en ne tirant aucun profit, hormis prendre des coups, par des snipers qui ne connaissent rien à la réalité du monde militaire. Ces attaques ne me font plus aucun effet.

      Merci pour votre soutien. Un jour prochain, j’aurai peut-être le plaisir de faire votre connaissance.

      Vous avez mes coordonnées sur le site.

      Très cordialement,
      Paul MORRA

  3. ces rivalités de personnes, ou d’organisations -personne ne sait- sont fort dommageables mais caractéristiques d’une vision française du syndicalisme ou l’esprit de système prévaudra toujours. on défend SON syndicat (SON APMN, SON assoc, …) avant toute chose.
    n’étant impliqué ni chez l’un ni chez l’autre, lisant attentivement les échanges sur le sujet, cela me rappelle bigrement les syndicats nationaux ou de la police qui s’attachent avant tout à défendre leur adhérants et leur corporation -qui leur en voudrait- au détriment de l’intérêt général.
    ce qui démontre hélas que cette vision du syndicalisme est antinomyque du métier de soldat qui doit transcender les corporatismes (je le comprends mieux pour la PN qui est une force de sécurité du temps de paix).
    il est bon de rappeler que l’engagement au combat s’apprend dans la vie de tous les jours par un principe simple : le collectif prime l’individu (ou la catégorie d’individus). et c’est là qu’on mesure l’importance du cdt de contact que nos technocrates de la gouvernance se sont évertués à effacer pour des raisons budgétaires, en dissociant le soutien (les capacités d’action immédiates du chef) des forces
    tout ceci n’enlève rien à la nécessité du respect du droit et des personnes mais je reste persuadé que cela (l’approche syndicale) n’a pas lieu d’être au sein des formations sous statut militaire.

    • Felipe,
      C’est votre choix et je le respecte. Toutefois, lorsque l’on constate l’échec des instances représentatives du personnel depuis 1969, malgré la bonne volonté de leurs membres, il est patent de conclure: « qu’elles ne font que servir la soupe aux hautes autorités militaires », ce qui n’est un secret pour personne, car même des membres de ces instances me le disent régulièrement. Il me semble que les APNM ou les syndicats dans d’autres pays, s’ils agissent de manière conforme à leur objet, feront plus avancer les droits collectifs des militaires que les et structures internes. Nous sommes crains par certains chefs qui ont peur de perdre leur pouvoir et de ne plus pouvoir faire leurs magouilles et collusions, comme il est coutumier de le faire depuis des lustres au sein des armées. Lisez le livre de Michel BAVOIL (CNE ER) « Pour que l’armée respecte enfin la loi », vous y apprendrez que dès 2001, cet officier très courageux et pionnier dans la défense des droits des militaires, dénonçait des magouilles, en citant des noms, ce que je fais à mon tour et sans jamais faire d’amalgame. Défendre l’intérêt collectif des militaires, c’est aussi dénoncer le comportement partisan de corrompus qui trahissent les valeurs militaires et tuent en toute impunité, leurs sœurs et leurs frères d’armes, victimes de harcèlement notamment.
      Ce n’est que mon humble avis. Merci pour cet échange intéressant.
      Cordialement, Paul

      • Pardon Paul, je ne vous suis pas
        les instances représentatives (dans lesquelles je n’ai jamais servi mais dont j’ai toujours suivi avec attention les travaux) ont fait ce pourquoi elles sont faites et elles ont fait beaucoup mais de trop nombreux aigris auraient voulu qu’elles « renversent les tables ». on leur doit entre autres, les campagnes doubles (afgha) ou les alignements des primes des jeunes officiers , entre autres.
        je ne vous suis pas sur les lachetés supposées du commandement. et leur sainte trouille du « peuple des armées ». Les attentes fortes de nos jeunes soldats sont la conséquence de deux faits majeurs : la volonté de déposseder le commandement des leviers lui permettant d’améliorer la condition militaire et la vie quotidienne. au motif d’une meilleure efficience (lire pour économiser) on a organisé l’armée comme une entreprise. on a donc le même comportement que dans une entreprise. on a donc gagné les BDD, LOUVOIS, les infras qui s’effondrent et la fonctionnarisation du soutien qui ne sent plus obligé d’obéir en dehors du « contrat de service ».
        désolé Paul, mais personne ne pourra dire que les fautes ou délits, tous condamnables, sont plus nombreux dans les armées que dans les autres corporations. qu’ils sont moins nombreux aujourd’hui qu’hier. il n’y a pas plus d’omerta chez nous que chez les autres. et l’évolution de nos armées suit celles de la société. tout simplement. (je salue d’ailleurs votre site pour la communication faite sur les affaires en cours)
        qu’on sanctionne les « corrompus » pourquoi pas . le premier corrompu que j’ai connu dans l’armée était SCH de l’ordinaire dans une compagnie isolée. mon capitaine s’en est occupé, puis le colonel, les gendarmes et le juge. ce n’est donc pas une affaire de grand chef. seulement un devoir de chef , quelque soit le niveau.
        le vrai problème que vous perdez de vue et qui s’aggrave parce que les meilleurs soldats le disent en toute transparence, reste celui de l’acharnement à supprimer tout ce qui caractérise le métier et justifait l’organisation militaire dès le temps de paix. Ne voulant pas comprendre que l’esprit de corps, la cohésion, le sens de la camaraderie , du sacrifice s’apprennent dès le premier jour de service dans la vie de tous les jours (donc avec une organisation qui n’a rien à voir avec l’entreprise), tout est fait pour civilianiser / fonctionnariser / banaliser le fonctionnement des armées , ce qui fait dire à ses vieux soldats fidèles à leur chef « mon général, on sait ce que vous valez, on vous respecte et on vous admire mais on sait que vous ne pouvez plus rien pour nous parce que le système vous a tout enlevé ».
        enfin les APMN et la sauce européenne, parlons en ! c’est parfait pur des armées qui ne sont pas employées , c’est parfait pour les armées scandinaves, bleges ou allemandes. c’est marrant, cela ne prend pas dans les deux seules armées d’emploi : la notre et celle du royaume uni. allez savoir pourquoi ? tout simplement parce que il n’y apas deux manières de faire la guerre dans les unités : avec son chef qui commande, s’expose et prend les décisions.
        ce concept d’APMN (heureusement pas de syndicat) est l’illustration de l’incohérence d’un système qui affirme que l’institution militaire peut fonctionner et remplir sa mission avec deux régimes de travail différents : celui des opérations (où on retrouve la pleineitude du commandement) et celui de la métropole où on voudrait faire du soldat un fonctionnaire en uniforme, oubliant par là que le premier métier s’apprend pendant le deuxième.
        vous savez aussi bien que moi que certains CSFM ont été particulièrement durs (été 2013) grace notamment à l’engagement d’officiers supérieurs voire des chefs d’état major eux mêmes face à des lubbies de certains marquis poudrés du cabinet.
        bien cordialement
        Felipe

        • Bonjour Felipe,

          En premier lieu, je tiens à vous remercier pour la qualité et la richesse de nos échanges. Nos divergences de point de vue que je respecte par ailleurs, nous permettent d’enrichir nos réflexions personnelles et de débattre intelligemment tout en faisant preuve de respect mutuel. Cela me change, je vous l’avoue, des attaques ad hominem dont je fais l’objet et qui nourrissent une haine inappropriée et inutile chez certaines personnes qui se reconnaissent dans mes propos. Pour cela, je vous vous adresse mes sincères remerciements.

          En second lieu, je voudrai qu’il soit clair en ce qui me concerne, que je ne fais aucun amalgame entre les personnes physiques que je désigne nominativement comme étant à l’origine de comportements inacceptables et illégaux, en reniant et en trahissant les valeurs de notre état militaire, qu’elles ont épousées jadis mais oubliées.

          L’armée a fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui et c’est une grande fierté pour moi. J’ai rencontré de grands chefs, des femmes et des hommes d’Honneur qui ont été et sont toujours des références et des exemples pour moi.

          Parmi mes connaissances, il y a des blessés de guerres, des veuves, des veufs, des orphelines, des orphelins dont leur conjoint, leur papa ou leur maman, ou leurs des proches qui ont fait oeuvre de sacrifice en offrant leur vie pour assurer la sécurité à la Nation et celle des citoyens de France que ce soit à l’étranger ou sur le territoire national.

          J’ai aussi perdu comme d’autres, des camarades militaires morts au champ d’honneur ou en service. Ce sont notamment les raisons pour lesquelles, je combats de part mes diverses actions, contre tous ceux qui salissent nos valeurs et l’honneur de tout ces camarades. La Nation au travers de ses représentants, n’a pas toujours été à la hauteur pour leurs rendre hommage comme cela aurait du être le cas. Sur ce point, je pense que vous serez d’accord avec moi.

          Pour les missions des forces armées et des forces de l’ordre, vous avez raison de mettre en exergue les difficultés de civilianisation, fonctionnarisation etc…

          Pour moi, le problème est politique, car ces acteurs qui prétendent à la magistrature suprême, sont sous influence des généraux, ce qui est reconnu au niveau DRH-MD? C’est aussi, une évidence pour beaucoup, car ces hautes autorités ne veulent pas perdre leur pouvoir pour continuer à œuvrer comme ils l’entendent et en dépit des règles et des lois qu’ils rejettent en bloc. Ils se sentent investis d’un pouvoir divin qui leur permet d’entreprendre de manière opaque et de manière totalement illégale, tout ce qu’ils veulent pour leurs propres intérêts au détriment des intérêts particuliers des militaires victimes.

          Bien entendu, il y a des généraux courageux, honnêtes et exemplaires qui sont des Hommes et des Femmes d’Honneur. J’en connais que je respecte beaucoup. Mais dans ce cercle, les loups ne se mangent pas entre-eux, vous le savez très bien. Je peux même vous avouer que beaucoup me soutiennent dans l’ombre car je fais ce qu’il ne peuvent faire à leur niveau, devant faire preuve d’une solidarité corporatiste sans faille, depuis leur entrée dans les grandes écoles.

          Pour les syndicats, je pourrai citer l’exemple de la fondation Louis LEPINE dont des médias se sont faits l’écho dernièrement, de son action sociale et des liens avec les syndicats par exemple. Ce mode de fonctionnement existe dans tous les secteurs: EDF – SNCF – la formation professionnelle pour détourner de l’agent pour alimenter les syndicats. Tout le monde le dit sur les médias, des journalistes avertis, des politiques mais personne ne fait rien.

          Dans ce domaine, il s’agit d’entités très importantes et dont les enjeux financiers sont énormes. Là, où il y a de l’argent et du pouvoir, il y a forcément des magouilles, du favoritisme et des personnes qui agissent pour leurs propres intérêts. Certains sont placés au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) par exemple. Ils produisent des rapports qui s’empilent sur des étagères comme dans d’autres instances de même nature (création des comités Théodule par exemple). Ce ne sont que quelques éléments de réflexion que vous partagerez peut-être avec moi.

          Pour les armées, APNM ou syndicat, le mot pour moi n’a pas d’importance. Je m’explique, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France par ses deux arrêts rendu le 2 octobre 2014, pour le non respect de l’article 11 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales:

          Liberté de réunion et d’association

          1. Toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, y compris le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts. 

          Il s’agit d’un droit fondamental pour chaque citoyen dont les militaires font partie intégrante avec l’exception concernant notamment leur engagement en OPEX par exemple.

          Cela ne peut pas être contesté à moins que l’on remettre le droit en cause.

          Pour moi, le choix d’une APNM par la France, n’est pas une difficulté en soi, car les APNM bénéficient de prérogatives syndicales et c’est le droit qui le dit. Le problème est que tout est mis en oeuvre pour bloquer par des moyens spécieux et des arguties juridiques, nos droits légitimes et entraver leur objet et leurs actions.

          Ensuite, c’est le travail de ceux qui les dirigent. Pourquoi, pour qui et dans quel intérêts agissent-ils?

          Pour ma part, j’ai un peu plus de 15 ans d’expérience associative. J’ai intégré dès 2002 l’ADEFDROMIL, qui a traité plus de 2500 dossiers en 15 ans. Ceci me confère une certaine légitimité je crois, pour exprimer certaines vérités qui dérangent à l’appui de preuve irréfutables. Mon action ne m’amène que des coups et aucun privilège personnel, hormis celui de m’exprimer librement en mes diverses qualités. C’est ce qui me permet de dire tout haut ce que d’autres disent tout bas, sans jamais oser s’exprimer.

          Jamais, une quelconque personne n’a osé porter plainte contre moi ou intenter une action en référé pour le retrait de mes articles. Ils savent parfaitement que ce serait m’offrir une tribune pour exposer tout ce que je sais et produire toutes les preuves en ma possession.

          Ma carrière arrivera prochainement à son terme. Pour mon dossier personnel, depuis près de 20 ans, j’ai œuvré dans le respect du droit devant les juridictions pénales, administratives et auprès de mes chefs hiérarchiques. J’ai obtenu quelques résultats positifs en combattant avec acharnement. Mais je constate aujourd’hui, le même aveuglement de certains serviteurs de l’Etat pour nier les évidences.

          C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé de publier prochainement et régulièrement des noms associées à des preuves, concernant des situations illégales qui m’ont été imposées et qui m’ont en partie détruit, à l’instar d’autres de mes camarades. Il s’agit pour moi de leur permettre de s’appuyer sur mes éléments pour défendre leurs intérêts. Je serai à leur entière disposition pour témoigner en leur faveur si nécessaire. J’ai eu la chance de trouver une résilience dans mon action au profit des autres et c’est ce qui fait tenir durant de longues années. Aujourd’hui, je dois réapprendre à vivre pour moi. Je commence lentement, grâce à mon entourage et des amis magnifiques.

          Felipe, il y a parmi nous, des gens extraordinaires pour qui j’ai la plus grande admiration. Il y a aussi parmi nous, des personnes qui ne méritent pas leur uniforme et qui trahissent nos valeurs. Quand je pense à mes camarades qui se suicident et dont les enquêtes de causalité sont conduites dans le seul dessein de dédouaner les institutions, en s’appuyant sur des problèmes familiaux, pour faire obstacle aux droits des familles, c’est pour moi honteux. Parfois, il est vrai que ces suicides n’ont rien à voir avec le travail au sein de nos institutions. Mais parfois, quand c’est le cas, le courage serait de le reconnaître sans ambages pour honorer la mémoire de nos disparus.

          Je pense aussi aux victimes de harcèlement, de discrimination etc… où de manière constante, il leur est répondu que tout est parfait. S’il y a eu maladresse de leurs gradés d’encadrement, c’était pour leur bien, les aider à parfaire leurs connaissances et dans l’intérêt de leur avenir professionnel etc…

          La liste serait trop longue.

          Pour la concertation, leurs acteurs sont des personnes que je respecte. Ils sont simplement instrumentalisés par les hautes autorités et les politiques pour légitimer un dialogue social à sens unique, avec parfois quelques résultats pour les accréditer dans leurs fonctions.

          Vous avez en matière de trafic de stupéfiants par exemple, les parrains de la drogue qui offrent parfois une grosse prise aux douaniers ou aux forces de l’ordre pour légitimer leurs actions, pendant que des tonnes circulent tranquillement par d’autres canaux pour tuer les enfants de la République et enrichir sans risque ces nantis corrompus.

          Voilà, Felipe, c’est un peu long, mais c’est ma réflexion matinale, pour apporter quelques éléments que j’espère fructueux à nos échanges qui me font grand plaisir et dont je vous remercie.

          Bien à vous, très cordialement, Paul

  4. Je partage votre sentiment Paul !

    • Merci pour votre soutien. Cela fait du bien d’être enfin compris.

      Mieux vaut être compris par un seul qu’incompris par des milliers!

  5. Mon cher Claude 34,

    Vous êtes toujours aussi pathétique pour juger des personnes que vous ne connaissez pas et qui agissent réellement pour la défense des intérêts et des droits des militaires.

    Oser dire la vérité n’est pas un règlement de compte. Il s’agit simplement de dire des choses telles qu’elles se sont passées pour que des militaires victimes ne soient plus dupés dans leur demande.

    J’ajoute que sortir des livres pour évoquer des généralités ou des expériences d’autres personnes que l’on s’attribue à titre personnel, n’est pas honnête.

    A une époque où des personnalités s’arrogent des vérités qui ne sont pas bonnes à dire, comme le ferait des clients à l’occasion d’une discussion à un comptoir de bar, il vaut mieux lire de vrais arguments de vérité incontestables.

    L’aura personnelle est une chose, mais la profondeur des arguments en est une autre. A méditer, je crois.

    Pour mon état de santé, je vais beaucoup mieux depuis que les vérités sortent et ce n’est qu’un début.

    Prochainement, vous pourrez lire beaucoup d’autres révélations appuyées par des noms et des preuves sur les magouilles auxquelles beaucoup de militaires sont confrontées et sont victimes.

    Cordialement, Paul
    Rédacteur en chef d’Armée média.

  6. Règlement de compte à ok corral !

    Ou le méchant corrigé par le gentil ?

    Ceci dit,il serait bien de mesurer votre besoin inquiétant de vous épancher sur le site par des lettres aussi longues qu’ennuyeuses…

    Paul,vous devez être surmené ,ou bien déprimé. Votre ex-ami Jacques n’y est pour rien .Peut-être lui en voulez vous pour une autre raison que celle que vous avancez ?

    Reposez vous.Après,cela ira mieux.

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