Règlements de comptes à Marseille : épiphénomène

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14 truands sont morts à Marseille depuis le début de l’année à l’occasion de règlements de comptes relatifs, nous dit-on, aux trafics de stupéfiants, de cannabis se croit-on obligé de nous préciser.
Mais lorsque nous examinons la presse, le sujet n’est que survolé faute d’information précise semble-t-il. Tout comme Sarkozy prenait prétexte de l’attaque d’une gendarmerie par des nomades français pour nous désigner le phénomène ROM comme une priorité nationale, nos gouvernants se laissent entraîner dans un débat qui n’est pas le sujet.
Bien sur, la relation entre ces voyous chevronnés qui se disputent des marchés et l’état de la sécurité dans notre pays, plus précisément à Marseille, est aisée, mais, si nous regardions en arrière, nous constaterions que les règlements de compte à Marseille ne sont pas des nouveautés et un gendarme de la brigade de recherches de Bastia vous expliquera que cet événement n’en est pas un. Combien a-t-il constaté de ces assassinats ces dernières années ? Le chiffre nous étonnerait probablement.
A nos enseignants aujourd’hui au pouvoir, je mets un zéro pointé pour le motif : « hors sujet. »

 

Je pensais qu’aujourd’hui, le sang froid était revenu chez nos décideurs et j’étais convaincu qu’ils ne se laisseraient pas prendre par les petits coups de vent médiatique. Bien sur une élue locale a profité de cet événement pour se rappeler à notre bon souvenir en demandant ni plus ni moins la présence de l’armée dans les quartiers nord de la ville de Marseille.
L’armée, pourquoi faire ?
Sauf à servir cette élue par une déclaration tapageuse, je ne vois pas bien ce que l’armée pourrait faire. Il faut imposer le contrôle totale de la circulation et de l’accès aux quartiers concernés !!!!!.

Pour être allé à Berlin dans les années 70, je visualise assez bien ce que donneraient ces « check-point », les conséquences sur la vie dans ces cités, et les sentiments que pourraient ressentir les habitants.

Trop tôt, c’est trop tôt pour envoyer l’armée mais je ne dis pas que si nous laissons se développer ces territoires qui se veulent indépendants dans les faits, nous ne serons pas obligés d’arriver à cette extrémité.
Il est toutefois certain que quelques éléments ne veulent pas de l’état républicain et de ses lois. Nous l’avons vu, le parquet de Marseille n’y trouve pas grand chose à redire. Ceux-là se découvrent un allié naturel chez les trafiquants qui pensent également que la police dérange.
Ils sont pour la libre circulation des biens ( stupéfiants) le libre commerce  et la concurrence débridée appliquant à la lettre les préceptes de nos libéraux les plus sauvages et destructeurs.

 

Soyons sérieux. Il y a le problème que pose ces quartiers et les règlements de comptes ne sont qu’un symptôme d’un mal beaucoup plus grand.
Au travers du problème posé, les querelles entre les policiers et la justice semble complètement décalées. Il n’y a que leur complémentarité qui pourra venir à bout des difficultés.
Mama Taubira ferait bien de s’en inspirer lorsque mise au pied du mur quand on relève la légèreté de la décision qui a conduit à la mort de deux gendarmes, elle réplique par une dénonciation de la qualité des procédures des policiers et des gendarmes.
Cela fait tout de même un peu cour d’école maternelle, ce genre de débat si l’on considère le véritable enjeu de la paix publique.

 

Mais non, mais, en ce moment, on a un peu l’impression que l’on nous refait le film «  La vie est belle » ou Roberto Benigni déploie toutes les astuces pour cacher la réalité à son fils.
Au casting Benigni est Taubira, les gentils nazis qui organisent un camp sympa sont les délinquants, et nous sommes l’enfant qui ne doit pas voir la noirceur du monde qui l’ entoure.
Je peux comprendre que certain cerveaux aient cette vision. Je les pense affectés par les effets du cannabis qu’ils veulent légaliser en réponse à la délinquance. J’espère que nos dirigeants n’ont pas usé des mêmes produits. En tout cas, le peuple ne marche pas. Hollande en fait l’expérience nous disent les sondages.
Nous ne nous en sortirons pas si nous fermons les yeux pour des raison idéologiques, ou simplement pour prendre le contre-pied du pouvoir précédant.
Il faut désigner les vrais méchants les traiter comme tel et l’assumer. Il est nécessaire de ne déployer nos outils sociaux que pour les gens qui le méritent. Enfin, il va bien falloir mettre les parents de ces gamins de moins 15 ans devant leurs responsabilités et ne pas accepter de les voir les élever dans la haine de la police et la rébellion permanente.

 

La responsabilité personnelle des intervenants est à mon sens la clé de nos problèmes et il n’est nullement besoin, ni de fliquer davantage la cité de la Bonne Mère, ni de se précipiter dans la rédaction d’une nouvelle loi qui ne changera rien. Responsabilité personnelle des magistrats de jugement, des juges d’application des peines, des intervenants  sociaux pour ramener les discours inconséquents à la raison, et responsabilité personnelle des policiers qui interviennent, mais aussi de la famille des délinquants.
On ne me fera pas croire qu’il acceptable que des parents tolèrent que leur enfant de 10 ans fasse le guet pour des trafiquants. Ils ne peuvent pas ne pas le savoir ou doivent alors être déchus de toute autorité sur leur progéniture.

 

 

 

 

 

 

Les militaires doivent-ils avoir les moyens de faire connaitre leur problèmes et défendre leurs intérêts ou doivent-ils continuer à confier à leur hiérarchie la responsabilité de leur défense ?

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2 Réponses pour Règlements de comptes à Marseille : épiphénomène

  1. Non, pas un épiphénomène, un état qui ce couche.!!!

  2. La drogue tue. On le savait !

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