Police : bataille de chiffres entre le PS et Hortefeux
Discret dans les médias depuis quelques temps, Brice Hortefeux a mis les pieds dans le plat. Réagissant sur RMC-BFMTV à l’annonce par Manuel Valls de la création de 500 postes de policiers et de gendarmes en 2013, l’ancien ministre de l’Intérieur a assuré vendredi que « malgré les effets d’annonce » du gouvernement, il y aurait en 2013 « moins de policiers » qu’en 2012.
L’eurodéputé fait ensuite référence au précédent gouvernement qui avait décidé, « parce que la situation de la France l’exigeait, qu’un effort devait être fait en matière de dépenses publiques. Et nous avions décidé que cet effort s’appliquait à tous. Il y avait donc 1 800 postes en moins prévus en 2013. M. Valls a indiqué qu’il y en aurait 500 de plus, cela veut dire qu’il y aura un solde négatif de 1 300″, a-t-il détaillé. En faisant son annonce, Manuel Valls avait pour sa part déclaré que « près de 3 000 postes auraient dû être supprimés encore en 2013″ et que « cela ne se fera pas ».
Rappelant son ancien rôle, Brice Hortefeux continue : « Comme ancien ministre de l’Intérieur, je peux vous affirmer que les résultats de la lutte contre la délinquance sont bien sûr liés aux effectifs, mais aussi – et je dirais même de plus en plus – à l’organisation et aux moyens techniques et scientifiques », fait-il valoir avant d’ajouter : « en matière de lutte contre la délinquance, nous avons obtenu cinq années de baisse ». Contesté sur les violences aux personnes, ce dernier a répondu qu’elles « avaient augmenté de 50% sous le quinquennat socialiste, à un rythme de 11% par an, nous c’est un rythme de 2%. C’est trop, mais ça n’a rien à voir avec ce qui se passait quand les socialistes gouvernaient ».
« Une mauvaise foi confondante »
Des propos aussitôt démentis par le ministère de l’Intérieur. « Le gouvernement a annoncé la fin de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) dans la police et la gendarmerie, initiée par M. Hortefeux, qui aboutissait à la suppression de 10 700 postes de policiers et de gendarmes en cinq ans », a souligné vendredi l’Intérieur. Place Beauvau la réponse est claire : la suppression des 1800 postes de policiers correspondant au non remplacement d’un départ à la retraite sur deux ne se fera pas. Le solde est positif et « correspond bien à 2 300 effectifs supplémentaires ».
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