Valls aborde enfin le sujet de la sécurité !!!!

Montage Michel Munier sur la base de la carte des zones de sécurité prioritaires publiée par le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France
« il est passé par ici, il ressortira par là……. Il court, il court le Bauer, le Bauer du bois Beauvau …. »
Il vaut mieux s’en amuser. Notre homme d’affaire de la sécurité, qui eu une influence certaine aux côtés du protégé de M Sarkosy, M Gaudin, sorti du champs public avec beaucoup de classe, au mois de mai dernier, sorti par la grande porte, revient par la fenêtre pour s’associer aux premières mesures sérieuses sur la sécurité prises par le nouveau ministre Manuel Valls.
Ainsi dans notre pays, il y a des gens assez influents pour se placer au dessus des alternances. Il le sent bien que ça coince quelque part, le cher M Bauer puisqu’il prend la peine d’essayer de balayer le malaise dans une interview que j’ai entendue le 4 août au journal de 18 heures sur RTL. ( à podcaster sur RTL – ici )
Quand je pense que j’avais salué la sortie de Bauer, je me trouve bien naïf, encore et toujours, naïf chronique, mal incurable des petites gens qui ne voient le mal nulle part. Naïf ou niais ? Quand je passe pour un imbécile, je m’en veux et je me dis que l’on ne m’y reprendra pas, puis à chaque fois, je plonge…… Je dois consulter, c’est sur.
Mais à toutes choses malheur est bon puisque nous apprenons une chose au travers de cet épisode, c’est qu’il y a dans notre république dans forces horizontales, transversales qui agissent par delà la volonté populaire, hors république, je pense nécessaire de préciser.
Voilà, ça c’est fait….
Cependant je comprends mieux ainsi les premières sorties de Manuel Valls sur le comportement des policiers, puisque dans le livre blanc que Bauer à signé avec Gaudin ( l’homme de Sarko ) nous avions noté un mépris certain pour ce qui porte un uniforme, au point d’envoyer ces messieurs et dames en stage pour s’adresser au public. Drôle d’idée des réalités, constat sévère de la formation des flics, triste analyse de l’esprit du service public des policiers et des gendarmes.
C’est bien cela que nous avons eu avec Valls, alors que peu préparé, visiblement, à sa nouvelle fonction, il avait trouvé important de les mettre immédiatement sur la sellette, de les placer sans procès au ban des accusés !!! Il aurait bien mieux fait de demander quelques conseils à son collègue breton, M Urvoas.
Nous savons maintenant d’où viennent ces attaques irraisonnées. Elles ressortent du livre blanc et ont été recyclées pour faire patienter le chaland. Ce mot n’est pas un hasard. On se demande vraiment si on nous prend pour des citoyens responsables et conscients, ou de simples clients.
Cela étant dit, Valls « rentre dans le dur » par les mesures qu’il propose en ce début du mois d’août.
Et là j’arrête les critiques puisque je pense les décisions prises parfaitement adaptées. Nous allons assister à une nouveauté dans notre pays.
La répression sera adaptée au milieu concerné dans des zones définies. La politique globale, décidée depuis l’Elysée, valable pour l’ensemble du pays est remise au placard.
Le principe est simple. Il s’appuie sur des réalités locales, s’adapte au terrain, et met en œuvre à la fois les forces étatiques et les forces locales.
Les objectifs que les préfets devront définir seront limités à l’urgence pour répondre aux préoccupations des habitants. Tel territoire est concerné par tel phénomène. Ce sera l’objectif local.
Enfin, j’ai envie de dire.
Valls crée quinze laboratoires locaux dont vous trouvez la liste dans l’article que je cite en référence, mais bien vite, il sera nécessaire d’étendre cette politique très « terrain » à l’ensemble du pays, ainsi chacun dans son coin, va retrouver un pouvoir perdu, va pouvoir exercer une action réelle sur « sa » délinquance.
Nous revoilà revenus aux 22 propositions du PS avant la dernière campagne électorale et la gendarmerie va devoir s’adapter pour redonner un peu d’initiative à ses commandants de brigades filles, avant de leur rendre l’autonomie nécessaire à une véritable police de proximité. N’en doutons pas, ce qui semble une nouveauté ou présenté comme telle par nos américanophile de service, n’est que le retour à ce que les gendarmes connaissent depuis longtemps : la proximité, la répression adaptée, l’orientation de l’action au plus prés du terrain.
10 ans de perdu, voilà le bilan. La gendarmerie en pleine déconfiture, voilà un autre chantier que nous nous devons de proposer à ce ministère toujours dans la tempête, toujours traversé de combat des chefs, déstabilisé par les ambitions personnelles.
Valls, qui aujourd’hui prend véritablement son travail « par les cornes », s’attèle à la tâche pour de bon après des amuses gueule de mauvais goût, ne pourra négliger la gendarmerie et lui redonner sa place dans la république, et cela malgré et par delà ses amis de longue date ou pas.
Mais cela n’en prend pas le chemin, pour l’instant, du moins.



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